24 avril 2020

La newsletter ciné-confinés #5

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Voici votre newsletter préférée…

Cette semaine encore, la sélection est diversifiée. On espère vous inspirer !

On vous a conseillé la semaine dernière la diffusion du documentaire Autonomes de François Bégaudeau sur France 3 Pays de la Loire lundi 22h55. Sa diffusion a été décalée à 0h15, pour laisser place à un documentaire sur Christophe, nous l’avons su un peu trop tard pour vous tenir informés. Nous sommes désolés pour le contretemps, voici où trouver le film gratuitement, si vous n’avez pas eu la force d’attendre. Pour information, il existe une version longue de ce documentaire (1h52), une heure de plus qui permet d’entrer plus en profondeur dans chacune des démarches et d’apporter une petite touche fictionnelle au tout. Peut-être aurez-vous la chance de voir cette version en salle ?! très bientôt on l’espère…

A la semaine prochaine pour de nouvelles propositions cinéma.
En attendant, portez-vous bien !

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ciné-confinés #20
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LE REDOUTABLE de Michel Hazanavicius
Coup de ❤️ d’Estelle Chesné, chargée des dispositifs scolaires d’Atmosphères 53

👉 Le pitch –Paris 1967. Jean-Luc Godard, le cinéaste le plus en vue de sa génération, tourne La Chinoise avec la femme qu’il aime, Anne Wiazemsky, de 20 ans sa cadette. Ils sont heureux, amoureux, séduisants, ils se marient. Mais la réception du film à sa sortie enclenche chez Jean-Luc une remise en question profonde. Mai 68 va amplifier le processus, et la crise que traverse Jean-Luc va le transformer profondément, passant de cinéaste star en artiste maoïste hors système, aussi incompris qu’incompréhensible.

👉 Son avis – Nul besoin d’apprécier Godard pour apprécier Le redoutable. Ce biopic est suffisamment nuancé pour amuser chaque spectateur : certains d’entre vous apprécieront de reconnaître les blagues, les mimiques, l’humour acerbe et la fantaisie du réalisateur, d’autres préféreront les gags montés par Hazanavicius en clin d’œil à JLG, placés ici ou là, comme pour alléger sa virulence, adoucir ses propos (des citations de Godard dont certaines sont devenues célèbres).

Car Le redoutable se situe en 1968, l’époque où Godard est en révolution lui aussi et repense sa carrière. Et, malgré qu’il remette en question son cinéma – tandis que ses œuvres sont connues et reconnues – toujours pour nuancer la réflexion de JLG, Hazanavicius va lui aussi repenser le cinéma de Godard en filmant son actrice comme Godard : on a alors plaisir à reconnaître un panoramique célèbre ou un très gros plan en noir et blanc tout aussi célèbre.

Une amusante leçon de cinéma en attendant la réouverture des salles, comme en 68 ! Ainsi va la vie, à bord du redoutable !

👉 Disponible sur Universciné pour 2.99€
https://www.universcine.com/films/le-redoutable
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ciné-confinés #21
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LA VIE ET RIEN D’AUTRE de Bertrand Tavernier
Coup de ❤️ de Ségolène C., membre du conseil d’administration d’Atmosphères 53

👉 Le pitch – 1920. Elle, grande bourgeoise, recherche son mari disparu. Lui, commandant révolté, compte et recompte les morts de la « grande guerre » dans une obsession de vérité. Ils se croisent, se toisent dans la France encore dévastée des champs de bataille. D’autres personnages vivants ou morts habitent ou hantent ce roman, comme cette jeune institutrice et son fiancé.

👉 Son avis – Cela peut sembler très banal : l’histoire d’une rencontre dans la grande Histoire. Mais la rencontre semble empêchée et la grande Histoire est l’histoire des pauvres gens qui recherchent leur disparu ou celle des mines qui sautent encore quand on laboure les champs. Une scène illustre ces deux histoires mêlées : à la sortie d’un tunnel dans lequel un train de l’armée a sauté pendant la guerre, des familles viennent rechercher parmi les petits objets retrouvés une bague, un porte-feuille… qui signerait la présence de leur disparu dans ce convoi. Lui surveille les opérations, elle se tient à l’écart, ils s’observent de loin. Explosion dans le tunnel. Humanité. Intensité. Drame.

Sabine Azema et Philippe Noiret sont superbes. Du grand, du très grand Bertrand Tavernier.

👉 Disponible sur Universciné pour 2.99€
https://www.universcine.com/films/la-vie-et-rien-d-autre
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ciné-confinés #22
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Site de la Cinémathèque française et sa plateforme Henri
Coup de ❤️ de Yannick Lemarié, président d’Atmosphères 53, enseignant et critique de cinéma

👉Alors que le confinement nous impose d’éviter les déplacements, je vous invite à aller à Paris à la Cinémathèque ! Pas besoin de voiture, il suffit de cliquer sur son ordinateur ! Le site de la Cinémathèque est connu, notamment pour ses leçons de cinéma ou pour ses conférences filmées ou simplement enregistrées. C’est alors l’occasion d’écouter des réalisateurs ou les acteurs parler de leur métier, évoquer leurs souvenirs, voire analyser des films. N’hésitez pas à partir à la rencontre de Robert Guédiguian, Arnaud Desplechin ou Robert Redford.

👉 Une autre proposition a vu le jour ce mois-ci : une salle virtuelle dénommée Henri. Le nom rappelle évidemment ce que le cinéma doit à Henri Langlois et pour cette raison est une invitation à découvrir des films rares, notamment Un petit monastère en Toscane (1988) d’Otar Iosseliani. Le Géorgien, esprit libre tour à tour musicien, pêcheur, ouvrier métallurgiste et cinéaste fait, selon ses propres, des films « simples, honnêtes, têtus ». On y trouve à la fois de la poésie, du burlesque et une touche d’humour toujours bienvenue. Avec ce film, il propose de suivre la vie de cinq moines augustins français dans l’abbaye de Sant’Antimo à Castelnuovo dell’Abate. Que le facétieux Iosselani ait pu poser sa caméra là peut éventuellement surprendre, mais qu’il en fasse un moment de sensualité et de communion entre deux mondes mérite assurément d’être vu…

Signalons pour finir une séance spéciale, Personne n’est à la place de personne, un documentaire sur et avec Christophe.

👉 https://www.cinematheque.fr/henri/_
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ciné-confinés #23
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CHAMPIONS de Javier Fesser
Coup de ❤️d’Emilie Barjolin, apprentie gestion/administration à Atmosphères 53

👉 Le pitch –
Responsable d’un accident de la route après avoir pris le volant en état d’ivresse, Marco, l’entraîneur adjoint de l’équipe de basket d’Espagne se voit condamné par la justice et doit choisir entre deux années de prison ou 90 jours de travail d’intérêt général au sein d’une équipe de basket appelée “Les Amis” et constituée de sportifs débutants handicapés. D’abord réticent, il commence toutefois les entraînements et finit par se prendre d’affection pour les joueurs et apprécier sa mission. C’est le début d’une aventure qui s’annonce mouvementée…

👉 Son avis – Récompensé par le Prix Goya du meilleur film espagnol, cette fiction traite de l’acceptation de la différence et du regard sur le handicap. Drôle mais également très émouvante, on peut se demander qui est réellement défavorisé psychologiquement : les membres de l’équipe de basket ou bien les personnes aux regards insistants et figés dans leurs à priori ? Le réalisateur nous offre ici une comédie populaire dont on apprécie la bonne humeur communicative et, même si l’histoire est finalement assez prévisible, j’en suis ressortie avec le sentiment d’avoir passé un agréable moment.

Le film a aussi la qualité d’évoquer le scandale de la médaille d’or des Jeux Paralympiques de 2000 à l’occasion de laquelle la fédération espagnole s’était couverte de honte en alignant des joueurs non handicapés pour obtenir « facilement » une médaille. Empathie et humilité sont les maîtres mots de ce film. Sous l’angle de la comédie, il montre la difficulté pour les personnes atteintes d’un handicap de se sentir appartenir à une société qui les accepte.

👉 Disponible sur Universciné pour 4.99€
https://www.universcine.com/films/champions-1

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ciné-confinés #24
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LE LABYRINTHE DE PAN de Guillermo del Toro
Coup de ❤️de Fanette George, chargée de coordination et administration à Atmosphères 53

👉 Le pitch –
Espagne, 1944. Fin de la guerre civile. Carmen, récemment remariée, s’installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l’armée franquiste. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Le faune gardien des lieux, une étrange créature magique, va lui révéler qu’elle n’est autre que la princesse disparue d’un royaume enchanté. Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l’a préparé à affronter…

👉 Je me souviens un jour avoir été fustigée pour avoir déclaré que Guillermo Del Toro était l’un des réalisateurs qui m’avait donné envie de travailler dans le cinéma. J’en avais conclu qu’il n’était pas reconnu de tous les cinéphiles. Et pourtant si l’on peut lui reprocher quelques productions hollywoodiennes peu animées on ne peut pas lui enlever ses chefs d’œuvres et son univers si particulier.

Je persiste et signe. En 2006, j’ai 15 ans, ma cinéphilie balbutie et je suis surtout portée par les univers fantastiques. J’achète le DVD du Labyrinthe de Pan, croyant acquérir un film destiné à un public jeune. Je le regarde seule et prends une gifle. Je découvre qu’un univers de fées et de créatures magiques, loin de servir une histoire légère, peut nous parler d’une réalité violente. Que les prismes du rêve et de l’enfance peuvent servir à refléter le pire. Et inversement, que l’horreur et la laideur peuvent véhiculer de la poésie pure. Car les monstres sont chers à Guillermo del Toro. Il privilégie le maquillage avant l’image de synthèse, ce qui rend ses créatures si vivantes, aussi belles que terrifiantes. Hommage doit être rendu à l’acteur et mime américain Doug Jones qui les interprète.

Bien sûr l’argument de Del Toro est toujours de dévoiler le vrai monstre parmi les monstres, celui de chair et de sang, celui qui marche parmi nous. Bien plus que la créature sans yeux ou le crapaud gigantesque, l’être le plus terrifiant du film c’est Vidal, le capitaine franquiste, personnification même du fascisme et de la misogynie. A travers les yeux d’une enfant, un rappel que l’horreur est déjà parmi nous et que les monstres imaginaires sont peut-être là pour nous sauver.

👉 Disponible sur Universciné pour 2.99€
https://www.universcine.com/films/le-labyrinthe-de-pan

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28 mai 2020

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