Deux anges
(Deux fereshté)




Dans une petite ville iranienne, le jeune Ali est en lutte avec son père qui veut le forcer à aller à l'école coranique. Au cours d'une dispute Ali s'enfuit dans la campagne et découvre un berger qui joue du ney (flûte de roseau iranienne). La vie d'Ali va être bouleversée par cette rencontre avec la musique, cette musique que son père qualifie d'impie. La passion s'empare de lui ; soutenu par sa mère, il ira en cachette jusqu'à Téhéran à l'école de musique. Mais le père finira par le surprendre en train de jouer de la flûte et c'est le drame.

Le film de Mamad Haghighat est un hommage, simple et émouvant, à la musique et à toutes les formes de création artistique. « Quand mon père a appris que j’allais au cinéma, il m’a battu. Dans mon film, le petit garçon que son père bat parce qu’il joue d’un instrument de musique est un peu moi. » (Mamad Haghighat). Dans sa mise en accusation de l’intégrisme religieux, il n’accable cependant pas le père mais donne une double image de la paternité en faisant interpréter par le même acteur le père d’Ali et le berger. Si le premier bat son fils « pour son bien spirituel », le berger a des paroles de paix : « Ton père t’aime. Essaie de l’aimer. »

Le film bénéficie de la présence lumineuse de Golshifteh Farahani, qui tient là un de ses tout premiers rôles au cinéma.

Antoine Glémain
Iran, 2003
1h20

Réalisation et scénario : Mamad Haghighat
Photographie : Amir Assadi
Musique : Mohammad Reza Darvish
Interprètes : Golshifteh Farahani, Siavoush Lashgari, Mehran Rajabi
Distribution : Bac Films

Semaine de la critique Cannes 2003
Analyse et "pistes pour la classe" - cndp.fr
Critique - asso-chc.net
Dossier - commeaucinema.com
Entretien avec M. Haghighat - cinema.alice adsl.fr
Entretien avec M. Haghighat - humanite.fr
Golshifteh Farahani - commeaucinema.com

accueil - programmations - festival reflets du cinéma - éducation au cinéma - autres projets - liens - infos pratiques