Coups de feu dans la sierra
(Ride The High Country)


Steve Judd, ancien shérif, chargé de convoyer de l’or, s’adjoint un vieux compagnon de combat Gil Westrum et le jeune Heck Longtree. Mais ses deux aides espèrent bien s’approprier l’or…

Sur le trajet, lors d’une pause dans une ferme, Heck tombe amoureux d’Elsa qui doit épouser Bill Hammond de Coarse Gold, le camp minier où ils se rendent. Elsa part avec eux…

Contexte historique : 1962, les américains s’engagent au Vietnam. Pendant ce temps les cow-boys d’Hollywood rejouent avec John Ford La Conquête de l’Ouest et un presque inconnu, Sam Peckinpah, venu des séries télé nous offrent la fin de l’histoire avec Coups de feu dans la sierra. Film à la fois mélancolique et moderne où le temps a passé, l’Amérique a vieilli, ses héros aussi. On y découvre des fêtes foraines, l’automobile, des antihéros.

« D’où l’importance historique de ce film (passé du western remis en cause). Il est à la fois produit et symbole du stade d’évolution le plus récent du genre et d’une certaine façon de tout le cinéma américain ». J.P. Coursodon et B. Tavernier.

Propos du réalisateur : « C’est un film sur la solitude. La solitude de ces légendaires officiers de paix oubliés par le pays qu’ils avaient pacifié et qui grandissait désormais sans eux ». Les deux interprètes sont des hommes exceptionnels, extraordinaires, d’excellents acteurs. A l’image des personnages qu’ils interprètent, ils sont eux-mêmes des légendes… Ils ont été d’une grande coopération, étant parfaitement conscients et acceptant de contribuer à démystifier l’Ouest, à corriger l’image fausse qu’en donnait le plus souvent le cinéma ».

Après deux westerns classiques – ceux de l’âge d’or hollywoodien - nous découvrons ce mois-ci un réalisateur, petit fils d’un chef indien, dont l’œuvre est surtout connue pour sa violence. Ici, hormis une bagarre de saloon, elle est sous-jacente, pas d’indiens, seulement des héros vieillissants, fatigués.

Une occasion rarissime de voir sur grand écran le deuxième film de Peckinpah où les héros sont « les perdants du rêve américains », où la beauté des paysages californiens et des décors du camp minier nous subjuguent.

Jacqueline Bessin
USA, 1962
1h35

Réalisation : Sam Peckinpah
Scénario : Sam Peckinpah, Robert Creighton Williams, N.B. Stone Jr
Photographie : Lucien Ballard
Musique : George Bassman
Interprètes : Warren Oates, Ron Starr, Mariette Hartley, Joel Mccrea, Edgar Buchanan, Randolph Scott
Distribution : Swashbuckler Films
Critique - critikat.com
Dossier Peckinpah (engl.) - geocities.com
Peckinpah (engl.) - sensesofcinema.com
Peckinpah - cineclubdecaen.com

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