Sous la peau de la ville (Zir-e pust-e shahr)
Téhéran, climat tendu pendant les élections parlementaires de 1998. Une mère, Tuba, travaille durement à l’usine pour faire vivre sa famille. Abbas, l’aîné des fils, qui rêve d’ascension sociale et d’une vie meilleure pour sa famille, tente, avec la complicité de son père, d’obtenir un visa pour aller travailler au Japon.
Le jeune homme, sensible et généreux, est prêt à tout pour offrir de meilleurs lendemains aux siens. Le second fils étudie et prend part activement à la vie politique de son pays. Sa sœur, à l’image de sa mère, est une future femme de tête et ne s’en laisse pas conter. Malgré les difficultés du quotidien, et la guigne qui s’abat sur Abbas, la famille reste soudée, tendre et même rieuse.
La réalisatrice, qui a principalement réalisé des documentaires, a choisi dans Sous la peau de la ville de montrer le quotidien d'une famille de Téhéran, loin de tous les clichés d'usage. L'approche documentaire se sent tout au long du film qui, tout en présentant une histoire de fiction, sonne juste. Les comédiens sont tous remarquables et confèrent une aura particulière à cette oeuvre. Les hommes ne sont pas tous des salauds, les femmes ne sont pas toutes soumises. Ce film est d'une grande intelligence et d'une grande sensibilité et nous propose une image très documentée de la réalité de l'Iran d'aujourd'hui. |
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Iran, 2000 1h30
Réalisation : Rakhshan Bani-Etemad
Scénario : Rakhshan Bani-Etemad, Farid Mostafavi
Photographie : Hossein Jafarian
Interprètes : Golab Adineh, Mahammad-Reza Forutan, Baran Kosari, Ebrahim Shaybani, Moshen Ghazi Moradi
Distribution : Noblesse oblige Distribution |
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