La Caja negra




Dorotea a 17 ans mais pas de petit ami. Elle vit avec sa grand-mère, une centenaire fantasque, mais qui garde encore sa lucidité malgré quelques absences de mémoire. Tous les matins, avant d’aller travailler, la jeune fille l’aide à faire sa toilette. Dorotea se rend ensuite à la blanchisserie où elle travaille comme repasseuse. Eduardo, son père, vient de sortir de prison. Il vit en faisant la manche dans la rue, dort et se nourrit à l’Armée du Salut. Il ne cherche pas à revoir sa fille, même si, de temps en temps, il va l’épier. Un jour, Dorotea le croise. Les premiers contacts sont difficiles, mais elle persévère. Elle veut renouer avec son père.

D'Eduardo nous ne saurons rien, ni la raison pour laquelle il était emprisonné, ni celle qui l'empêche d'essayer de revoir sa fille. C'est un homme physiquement et moralement brisé qui s'est réfugié dans le silence. ? Pour autant, Luis Ortega réussit à faire dialoguer ces deux personnages et met en scène les moments, forts et poétiques, de la réconciliation. L'ensemble est particulièrement sobre. Le réalisateur écrit l'essentiel avec le silence et sa caméra, qu'il tient lui-même, sans voyeurisme ni pathos. Beaucoup d'originalité et un premier film plein de promesses.

Willy Durand
Argentine, 2001
2h15

Réalisation, scénario et photographie : Luis Ortega
Musique : Leandro Chiappe
Interprètes : Dolores Fonzi, Eugenia Bassi, Eduardo Couget, Silvio Bassi
Distribution : Bodega Films

accueil - programmations - festival reflets du cinéma - éducation au cinéma - autres projets - liens - infos pratiques