Shara




Les Aso habitent avec leurs jumeaux, Kei et Shun, le vieux quartier de la ville historique de Nara, ancienne capitale du Japon. Ils perpétuent depuis des générations la tradition de la fabrication artisanale de l'encre de Chine.

Le jour de la fête du Dieu Jizo (protecteur des voyageurs : il symbolise la bienveillance, la détermination et l'optimisme), dans la chaleur torride de l'été, alors que les deux enfants se poursuivent, Kei disparaît soudainement au coin d'une ruelle... Comme enlevé par les dieux... Ce jour-là, la vie s'est arrêtée pour la famille Aso. Cinq ans plus tard, Shun a maintenant 17 ans. Au lycée il s'est inscrit à l'atelier de peinture. Il travaille sur le portrait de son frère disparu qu'il n'a jamais pu oublier. Shun et son amie d'enfance Yu sont attirés l'un par l'autre, mais une douleur secrète les empêche de vivre cet amour.

Dans ses deux films précédents, Naomi Kawase avait traité Nara comme lieu du retour ou le lieu de l'étreinte. Dans ce troisième film, elle nous présente Nara comme un lieu de vie, et la ville n'est pas traité de manière nostalgique. Elle nous est présentée comme un lieu où l'on ressent une joie de vivre, un bonheur de vivre avec les autres, une ville qui donne aux êtres la force de vivre. Ce qui rend Shara étrangement fascinant car par ailleurs le film est comme hanté par l'ombre d'un disparu...
Japon, 2003
1h40

Réalisation et scénario : Naomi Kawase
Photographie : Yutaka Yamasaki
Musique : UA
Interprètes : Kohei Fukunaga, Yuka Hyoudo, Naomi Kawase, Katsuhisa Namase, Kanako Higuchi
Distribution : Pyramide

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