Depuis qu’Otar est parti




Depuis qu’Otar est parti travailler à Paris, la vie n’est plus pareille pour sa famille, en Géorgie. Eka sa mère, Marina sa sœur, et Ada sa nièce doivent faire face à un quotidien chaque jour plus difficile. Eka ne jure que par son fils qui représente à ses yeux un exemple dont tout le monde devrait s’inspirer. Un jour, alors que Eka passe quelques jours dans la maison de famille à la campagne, Marina et Ada apprennent qu’Otar, victime d’un grave accident, est mort, et enterré en France. Pour préserver la santé d’Eka, les deux femmes décident de lui cacher la nouvelle, et continuent, en écrivant des lettres, de faire vivre Otar...

Sur la base d’un thème, le mensonge, déjà largement exploré par le cinéma Julie Bertucelli dont c’est le premier long métrage réussit à construire une intrigue qui nous tient en haleine jusqu’à la fin. On se demande en effet continuellement combien de temps ce mensonge peut tenir debout et l’on craint le moment de sa révélation. La réalisatrice résout la question avec une grande habileté, soutenue pour cela par l’actrice Esther Gorintin qui interprète Eka et qui nous avait tant troublé dans le film d’Emmanuel Finkiel, Voyages. Le film est enfin un portrait de la Géorgie et de la puissance exercée par la représentation de la France pour des géorgiens très francophiles.

Willy Durand
France / Belgique, 2003
1h40

Réalisation : Julie Bertucelli
Scénario : Julie Bertucelli, Bernard Renucci
Photographie : Christophe Pollock
Interprètes : Esther Gorintin, Nino Khomassouridze, Dinara Droukarova, Temour Kalandadze, Roussoudan Bolkvadze, Scha Sarichvili
Distribution : Haut et court
Dossier pédagogique CNC - site-image.eu

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