L'Homme de cendres
(Rih essed)




A Sfax, dans la maison du jeune et bel Hachemi, toute la famille s'affaire aux préparatifs de son mariage. Personne ne comprend ou ne veut comprendre le comportement étrange d'Hachemi. Il semble terrorisé à l'idée de se marier. La famille ne sait pas ou ne veut pas savoir qu'Hachemi et son ami Farfat ont été violés dans leur enfance par leur maître d'apprentissage. Hachemi traîne son angoisse et sa tristesse sur les lieux de son passé. Des images rémanentes de l'enfance le perturbent et nous troublent. Quels liens unissent Hachemi et Farfat ? Comment Hachemi sortira-t-il de ces traumatismes et de cette hypocrisie ? "L'amitié même réduite en cendres brûle celui qui la touche".

"Tout le film est un dialogue de -avec- les corps. Nous avons l'impression de les toucher, de les caresser. De même, la caméra de Bouzid touche les objets, les murs, les ateliers de menuiserie... Nouri Bouzid touche plus qu'il ne regarde." (article paru à Tunis en 1986)
Tunisie, 1986
1h50

Réalisation et scénario : Nouri Bouzid
Photographie : Youssef Ben Youssef
Interprètes : Imed Maalel, Khaled Ksouri, Yaacoub Behri, Mouna Nourredine

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