La Vie selon Agfa
(Ha Chayim Al-Pi Agfa)




Le bar Bi est tenu par deux belles femmes : Dalia, la propriétaire et Liora la barmaid qui photographie tout ce qui bouge (Agfa c'est pour elle). C'est un bar de solitaires, de paumés, de drogués, de cinglés. On y croise Benny le flic dragueur, Eli, le producteur de films, la pianiste, les deux cuisiniers palestiniens. Une "cour des miracles" qui, par son pittoresque attire aussi des voyous. Nuit de détresse qui s'achèvera dans la violence.

Assi Dayan (petit fils de Schmuel Dayan, un des fondateurs de l'Etat juif et fils de Moshe Dayan, le vainqueur de la guerre des six jours) a débuté comme philosophe, acteur, écrivain, poète, cinéaste.

Assi Dayan dit à propos de La Vie selon Agfa : "Ce qui m'intéresse c'est de parler des problèmes de ce pays, de la fin du rêve sioniste et du mal de vivre au quotidien de ses habitants. Le film se déroule dans un bar parce que c'est un lieu où l'on entre pour oublier qu'on est seul".

La Vie selon Agfa est une parabole où se mêlent poésie et politique. Un film âpre, difficile à digérer et surtout un film prémonitoire, qui aurait pu paraître outrancier s'il n'y avait eu depuis le massacre de Hebron.
Israël, 1992
1h40

Réalisation et scénario : Assi Dayan
Photographie : Yoav Koush
Musique : Leonard Cohen, Naftali Alter
Interprètes : Gila Almagor, Irit Frank, Shuli Rand, Avital Dicker

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