L'Eternité et un jour
(Mia eoniótita ke mia méra)




Alexandre, un écrivain déjà âgé, quitte définitivement la maison dans laquelle il a toujours vécu. Ce départ (ce déchirement) est l'occasion pour lui de faire un retour en arrière et d'évoquer quelques moments de sa vie, particulièrement ceux qu'il a partagés avec sa femme, Anna.

Naturellement, il est facile de faire des rapprochements entre le personnage et Angelopoulos lui-même. En effet l'inquiétude que ressent Alexandre devant le temps qui passe est aussi celle du cinéaste au moment où il réalise son dernier long-métrage. C'est en tous cas ce qu'il sous-entend dans une de ses interviews : "La mort de Miké Karapiperis, le chef décorateur de tous mes premiers films a été un premier grand choc puis il y a eu la mort de Gian-Maria Volonte dans cet hôtel pendant le tournage du Regard d'Ulysse. (...) Je me suis demandé : si quelqu'un devait vivre un jour de plus, comment passerait-il cette journée ?"

Pourtant, ne faisons pas de cette oeuvre un simple testament. L'Eternité et un jour parle de beaucoup d'autres choses : d'une rencontre avec un enfant, des mots qu'on achète, de l'amour. Et puis, il y a cette atmosphère lumineuse, si inhabituelle chez Angelopoulos.
Grèce, 1991
2h20

Réalisation : Theo Angelopoulos
Scénario : Theo Angelopoulos, Tonino Guerra, Petros Markaris, Giorgio Silvani
Photographie : Yorgos Arvaitis, Andreas Sinani
Musique : Eleni Karaindrou
Interprètes : Bruno Ganz, Isabelle Renaud, Achileas Skevis, Despina Bebedeli, Iris Chatziantoniou, Hélène Gerasimidiou
Critique - telerama.fr
Dossier - theoangelopoulos.gr

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