Dieu vomit les tièdes



Dieu vomit les tièdes est comme souvent chez Guédiguian une histoire d'amitié. Cochise, un écrivain à succès, fatigué de la gloire, décide de rejoindre dans le quartier de l'Estaque ses amis d'enfance, Tirelire, Quatre-Oeil et Frisé. Avec eux, il cherche à se rappeler les années heureuses qu'ils ont vécues quand ils se réunissaient dans le pilier d'un pont tournant. En ce temps-là, ils faisaient le serment de ne jamais changer et de garder en mémoire leurs origines pauvres.

Malheureusement le monde a changé. Si le pont est toujours là, l'eau n'a cessé de couler dessous, charriant parfois d'étranges cadavres... certes Frisé reste fidèle à ses convictions de jeunesse mais il semble bien le seul et pour tout dire marginal.

On est loin, dans ce film, du bonheur éclatant de Marius et Jeanette. En effet même si on retrouve des thèmes communs (le quartier, les amis, les prolétaires, etc), Dieu vomit les tièdes appartient à une période noire de Guédiguian : l'univers est désenchanté, les idéaux bafoués. Les amis eux-mêmes peinent à se retrouver. La mort plane comme elle planait déjà dans Dernier été.
France, 1989
1h40

Réalisation : Robert Guédiguian
Scénario : Robert Guédiguian, Sophie Kepes
Photographie : Bernard Cavalie
Musique : Pergolèse, Kurt Weill
Interprètes : Jean-Pierre Darroussin, Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Pierre Banderet, Jacques Boudet, Hélène Surgère
Distribution : Diaphana
Extrait du scénario et critiques - k-films.fr
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