A la vie, à la mort




Dans ce film Robert Guédiguian nous conduit une nouvelle fois dans son quartier de l'Estaque. Plus précisément dans un cabaret nommé le Perroquet bleu. On retrouve là des amis, tous plus ou moins pauvres, plus ou moins à la dérive par manque d'argent, manque de toit, manque d'enfant, manque d'amour. Guédiguian est du côté de ce peuple qui souffre, contre le capitalisme et les marchands. Il ne montre rien d'autre que le quotidien d'hommes et de femmes pour qui la vie devient toujours plus difficile. Mais ce quotidien ne manque pas d'intérêt. Bien au contraire. Car si les personnages de Guédiguian sont presque morts, ils sont encore debout. Josépha, Marie-Sol, Jaco - et tous les autres - ne baissent jamais les bras. Unis comme une famille, ils font preuve constamment de dignité et d'énergie face à l'adversité. Il y a une chaleur et une générosité communicatives. Comme quoi, on peut faire du bon cinéma avec de bons sentiments.
France, 1995
1h45

Réalisation : Robert Guédiguian
Scénario : Robert Guédiguian, Jean-Louis Milesi
Photographie : Bernard Cavalie
Musique : Mendelssohn, Strauss
Interprètes : Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Jacques Boudet, Jacques Gamblin, Jacques Pieiller, Gérard Meylan, Pascale Roberts, Farid Ziane, Laetitia Pesenti
Distribution : Diaphana
Critique - k-films.fr
Marseille dans le cinéma de Marcel Pagnol et de Robert Guédiguian - cadrage.net

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