En chantant derrière les paravents
(Cantando dietro i paraventi)


Sur la scène d’un cabaret chinois, un spectacle chanté et dansé, raconté par un vieux capitaine, illustre l’histoire de la célèbre « veuve Ching » .

La puissance de l’évocation est si intense que les spectateurs sont transportés dans la réalité de la Chine du XIXème siècle. A l’assassinat de son époux, la veuve Ching prend le commandement de ses troupes pour laver son honneur et le venger. Elle écume les mers et n’hésite pas à attaquer les bateaux de l’Empereur qui, pour mettre fin à ses méfaits, lui envoie sa puissante flotte de guerre. Encerclée, la pirate s’apprête à livrer sa dernière bataille. Le siège dure jusqu’à ce que l’Empereur lui adresse par les airs un énigmatique message qu’elle saura décrypter.

En chantant derrière les paravents est une fable racontée par une personne dans un lieu clos, accompagnée de chants et de danses. Cependant, nous sommes bien dans l’univers de la piraterie. Bud Spencer est parfait en vieux capitaine. Il y a des canonnades, des abordages, des combats au sabre. Seulement, sous la patte du cinéaste, par l’habileté de sa mise en scène et de son montage, le film prend une autre forme et une autre dimension. Il devient tout à la fois un hommage au muet, au cinéma d’aventures, au théâtre et à l’opéra, sans que le fond, le discours sur le pouvoir et le pardon, n’en soit altéré.

Willy Durand
Italie, 2003
1h40

Réalisation et scénario : Ermanno Olmi
Photographie : Fabio Olmi
Musique : Han Yong
Interprètes : Bud Spencer, Jun Ichikawa, Sally Ming Zeo Ni
Distribution : Pierre Grise
Critique - arte.tv
Critique - cinemasansfrontieres.free.fr
Critique et entretien - humanite.fr
Dossier - commeaucinema.com
Site du distributeur

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