Caterina va en ville
(Caterina va in cittá)


Caterina, jeune adolescente naïve, s'installe à Rome avec ses parents. Son père, un homme autoritaire et frustré, est professeur.

Il nourrit des ambitions littéraires mais est rapidement rejeté par la société romaine. Caterina, elle, côtoie dans son collège les enfants de l'intelligentia et de la haute bourgeoisie, qui reproduisent au sein même de l'école, les tendances politiques de leurs parents. Elle intègre un groupe puis l'autre, sans toutefois y trouver sa place.

Une comédie d'apprentissage douce-amère qui nous fait découvrir, à travers les yeux innocents de Caterina, le malaise des classes sociales moyennes face à l'évolution du pays.

Propos du réalisateur :

« Il y a chez moi une certaine souffrance qui affecte toute cette famille. Selon moi, ce malaise est emblématique de ce que ressentent tous les Italiens. Appauvris par la seconde guerre mondiale, les Italiens ont ému tout le monde avec leurs films néo-réalistes. On y découvrait des gens simples qui luttaient pour survivre et défendre leur dignité. A présent que les Italiens ont atteint un certain niveau de bien-être, leurs vies sont devenues comme le vaste décor d’une émission de télévision dans laquelle tous regardent avec envie la présumée richesse des autres, en attendant de faire à leur tour leur entrée sous les projecteurs. »

« On retrouve dans ce film un thème qui m’est cher, le sentiment d’inadéquation, souvent complexant, que peut éprouver un provincial face à un citadin socialement plus élevé. Mais malgré ces souffrances, ce sentiment amer et omniprésent d’exclusion, le héros semble s’en tirer et regarder vers l’avenir avec confiance alors que le personnage riche et privilégié paraît plus malheureux. Caterina a ses propres ressources secrètes, et sous son apprente fragilité, c’est assurément quelqu’un de fort. Au contraire, Daniela et Margherita cachent sous des dehors impressionnants leur manque d’affection et d’équilibre, un authentique désespoir. »

Presse :

« Plus qu'une métaphore politique, ce film offre un très beau portrait, moderne et émouvant, de la jeunesse. Pas de doute, le cinéma italien a retrouvé la forme ! » (Marc Kressmann, Mcinema.com)

« Paolo Virzi trousse une comédie habilement rythmée, avec de la finesse dans les détails du quotidien et des fulgurances surprenantes. » (Anne Dessuant, Télérama)

« Le film, parfois brouillon, a quelques faiblesses d'écriture, mais, à travers les expériences de l'innocente Caterina, il offre une satire sociale de la meilleure eau qui retrouve l'esprit virulent de la grande comédie italienne. » (Marie-Noëlle Tranchant, Le Figaroscope)

« L’inévitable contrepoint parental dessine le portrait d’une société romaine en ébullition et accentue le frémissement émotionnel de ce petit bijou de tendresse. » (Gaël Golhen, Première)
Italie, 2003
1h56

Réalisation : Paolo Virzi
Scénario : Paolo Virzi, Francesco Bruni
Photographie : Arnaldo Catinari
Musique : Carlo Virzi
Interprètes : Sergio Castellitto, Alice Teghil, Federica Sbrenna, Carolina Iaquaniello, Margherita Buy
Distribution : Pretty Pictures
Critique - arte.tv
Dossier - commeaucinema.com
Site du distributeur

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