La Forêt de Mogari


Shigeki vit dans une maison de retraite et entretient une relation particulière avec Machiko, une aide-soignante. Tous deux partagent une même expérience, celle de la perte d'un être cher.

Tout comme Shara, son précédent film, La Forêt de Mogari traite du thème de la disparition. Mais la comparaison entre ces deux films s'arrêtent là tant la manière de traiter le sujet est différente. Shara avait quelque chose de fantomatique là où La Forêt de Mogari relève d'un registre beaucoup plus réaliste.

Le film nous laisse croire, et il y réussit ,que l'expérience de la perte d'un être cher peut être partagé et que l'on a rien à gagner à rester seul, renfermé avec sa douleur, que peut-être aussi, le travail du deuil (Mogari désigne la période consacrée au deuil ou encore le lieu du deuil) relève de ce partage. Ce qui apparemment ne va pas de soi dans la société japonaise où il est encore mal vu de se confier à propos de problèmes familiaux.

La Forêt de Mogari est un film soigné, délicat et d'une grande justesse. On aimerait beaucoup pouvoir découvrir les autres films de Naomi Kawase qui sont beaucoup trop rares en France.

Willy Durand
Japon, 2007
1h37

Réalisation et scénario : Naomi Kawase
Photographie : Hideyo Nakano
Musique : Masamichi Shigeno
Interprètes : Shigeti Uda, Machiko Ono, Makiko Watanabe, Kanako Masuda, Yoichiro Saito
Distribution : Haut et court
Critique - peauneuve.net
Dossier - arte.tv
Dossier - Cannes 2007
Dossier - commeaucinema.com
Fiche du distributeur
Site officiel de Naomi Kawase

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