Noï Albinoï


Noï a 17 ans et vit dans un village perdu et entouré de montagnes impressionnantes dans le nord de l’Islande. L’hiver, le village est sous la neige. C’est le bout du monde, une sorte de nulle part. Tous les matins Noï traîne au lit et sa grand-mère est obligé de le réveiller en tirant avec une carabine. Il se rend alors à l’école mais le plus souvent il préfère traîner dans les rues ou rendre visite au bouquiniste pour jouer au Master mind. Son comportement irrite ses professeurs qui ne savent plus comment faire avec lui car Noï pourrait bien être un enfant surdoué. Cependant, Noï n’a qu’une idée en tête : trouver le moyen de partir au plus vite.



Le personnage de Noï est vraiment étonnant et on ne sait trop à quoi s’en tenir le concernant : est-il un simple d’esprit, un enfant surdoué, un extraterrestre nonchalant ? Il semble être surtout une figure de l’ennui, de la solitude, du désir d’amour et surtout du désir d’évasion qui pourrait animer n’importe quel adolescent de son âge. Cette figure construite par le réalisateur s’inscrit parfaitement dans les paysages assez angoissants du nord de l’Islande.
Le film, premier long métrage de Dagur Kári, de par son ambiance poétique (ponctuée de scènes comiques très réussies) est très agréable. Et il mérite parfaitement les nombreuses récompenses obtenues dans les festivals internationaux dont le festival Premiers Plans d’Angers en 2003.

Willy Durand
Islande, 2003
1h33

Réalisation et scénario : Dagur Kári
Photographie : Rasmus Videbæk
Musique : Slowblow
Interprètes : Tómas Lemarquis, Thröstur Leó Gunnarsson, Elin Hansdottir, Anna Fridriksdottir
Distribution : Haut et Court
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