Un Monde presque parfait



En 1882, la fonderie Chappée s’installe à Port-Brillet sur un site de forges créées au XVIIéme siècle. Comme Antoigné, dans la Sarthe, où ils possèdent une autre fonderie, les patrons édifient autour de l’usine « un monde presque parfait », celui des cités ouvrières et du paternalisme en vogue à l’époque. L’ouvrier et sa famille y sont un rouage au service d’une organisation régentée dans ses moindres détails.

Quatre générations ont passé, l’utopie quelque peu totalitaire rêvée par Armand Chappée a fait long feu. Antoigné a fermé ses portes en 1985, mais, bon an mal an, la fonte continue de couler à Port-Brillet.

Bernard Houel, ancien leader syndical qui a participé à toutes les luttes pour la sauvegarde de l’usine et de ses emplois, s’est fait l’historien et le conservateur de l’épopée ouvrière de Port-Brillet et Antoigné.

Bernard est toujours employé à l’usine. Avec quelques uns de ses camarades, aujourd’hui à la retraite, il assume, dans la réalité le rôle de guide au cœur de la mémoire des lieux et des hommes.

Un voyage dans l’histoire des humbles magnifiquement filmé et mis en scène par Pierre Guicheney et son équipe.
France, 2001
0h52

Réalisation : Pierre Guicheney
Image : Gérard Sergent
Son : Alain Philippon
Montage : Alexandra Vergnault

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