A peine j'ouvre les yeux


Tunis, quelques mois avant le Printemps Arabe de 2011. Farah, 18ans, chante dans un groupe rock engagé (leur musique est inspirée du mézoued traditionnel).

Farah vit avec fougue et passion, découvre l’amour, fréquente les bars. Elle brave les interdits, se heurte à des obstacles de famille et de société. Hayet, sa mère, seule pour l’élever (le père travaille loin dans les mines de phosphates) réalise que Farah, malgré sa réussite au bac, veut continuer la musique.

Premier film de la jeune réalisatrice Leyla Bouzid qui a pleinement réussi ce qu’elle voulait transmettre, à savoir : «aborder le passé tant que le vent de liberté souffle encore», «se battre contre l’amnésie et l’oubli», «montrer que Farah est muselée par une terreur qui émane du système et comment se défaire de la famille et de la société», «faire découvrir ceux qui résistent, qui rêvent, qui créent, montrer qu’il y a d’autres voix»…

Un film à voir pour la musique, l’ambiance, la relation mère-fille, la soif de vivre de Farah.

Jacqueline Bessin
France / Belgique / Tunisie, 2015
1h42

Réalisation : Leyla Bouzid
Scénario : Leyla Bouzid, Marie-Sophie Chambon
Interprètes : Baya Medhaffar, Ghalia Benali, Montassar Ayari, Aymen Omrani...
Photographie : Sebastien Goepfert
Musique : Khyam Allami
Distributeur : Shellac
Critique Clap Noir
Critique Franve TV
Site du distributeur

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