La Vanité


David Miller, vieil architecte caustique, est atteint d’une maladie incurable et veut en finir avec la vie.

Il se retrouve dans une chambre près de Lausanne dans un motel des années 60 en voie de décrépitude, quasi vide, qu’il a autrefois conçu avec sa femme. C’est là qu’il est rejoint par Esperanza, accompagnatrice dans une association d’aide au suicide dans les cas incurables. Comme le veut la procédure, le duo a besoin d’un témoin. Ils vont donc se tourner vers la seule personne présente dans le périmètre alentour, Tréplev, le jeune prostitué de la chambre d’à côté. Rien ne va se passer comme prévu.

Après Les Grandes Ondes (2013), épopée radiophonique suisse romande façon road-movie, son nouveau long-métrage est une farce macabre en forme de huis clos. Lionel Baier évite sentimentalisme et tragédie en traitant son sujet grave avec détachement. Les rebondissements repoussent continuellement à plus tard la scène attendue et laissent les trois (excellents) acteurs principaux échanger de façon légère sur la mort et le désir. Traité avec cynisme et humour, on s’aperçoit que la situation de David Miller n’est peut-être pas si désespérée...

Elise Cocandeau
Suisse, 2015
1h40

Réalisation : Lionel Baier
Scénario : Lionel Baier et Julien Bouissoux
Photographie : Patrick Lindenmaier
Décors : Anne-Carmen Vuilleumier
Musique : Dimitri Chostakovitch et Claude Nougaro
Distributeur : Happiness Distribution

Sélection ACID Festival de Cannes 2015
critique - critikat.com
parole de cinéaste - lacid.org
site du distributeur

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