Post mortem




D’emblée on est tenté de prévenir que Post Mortem n’est pas le film morbide que le synopsis laisse supposer.

Linda est bonne mère le jour et mauvaise fille la nuit. Elle détrousse ses amants pour amasser un pactole et partir vivre à la campagne avec sa fille qu’elle élève seule. Mais un jour les choses tournent mal. Considérée comme morte, elle revient à la vie après avoir été violée par Ghislain, un employé de la morgue…

Invraisemblable ? Non, car le film s’inspire d’un fait réel vécu dans un pays d’Europe de l’Est. De ce point de départ sordide, Louis Bélanger imagine quelle relation peut se nouer entre le sauveur-violeur et la sauvée-violée. Le regard du réalisateur s’emploie justement à tracer cette ambiguïté du rapport amoureux, ballotté entre pulsion de vie et pulsion destructrice.

La remarquable interprétation de Gabriel Arcand (le frère de Denys) gouverne habilement cette histoire improbable somme toute empreinte d’humour et de légèreté. Œuvre facétieuse, « méli-mélo-drame » sur fond d’enquête policière, Post Mortem a été désigné meilleur film québécois de l’année 1999 et maintes fois honoré depuis lors.

Mathieu Czerwinski
Canada, 1999
1h32

Réalisation et scénario : Louis Béllanger
Photographie : Jean-Pierre St-Louis
Musique : Guy Béllanger, Steve Hill
Interprètes : Gabriel Arcand, Sylvie Moreau, Hélène Loiselle, Sarah Lecompte-Bergeron, Pierre Collin, Roger Léger, Vittorio Rossi
Distribution : Film Tonic

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