La Terre éphémère
(Simindis kundzuli)


Un vieil homme débarque sur une toute petite île au milieu d'un fleuve et commence à y construire une maison.

Lors d'un autre voyage entre la rive et l'île, il est accompagné d'une adolescente, sa petite fille. Petit à petit tous deux s'installent sur cette île et y sèment du maïs. Ils ne peuvent pourtant guère envisager d'y vivre paisiblement tant les menaces alentour semblent persistantes : des militaires abkazes et géorgiens patrouillent régulièrement sur le fleuve. Le vieil homme et sa petite fille ont décidé de vivre au milieu du fleuve Inguri, la frontière entre ces deux pays en guerre…

L'histoire est belle et surtout édifiante, la démonstration exemplaire pour dire l'inutilité de la guerre, l'absurdité des frontières. L'île est en l'occurrence une utopie mais, bien que vouée à l'échec, elle mérite d'être tentée, d'être osée. Ce film, remarquable, réussit même le pari de se dire sans dialogues pour privilégier l'action, malgré le danger, les risques, susceptible de proposer une réconciliation. Car l'histoire n'est pas seulement celle d'un vieil homme qui trouve un stratagème pour échapper à la guerre, c'est aussi celle d'un territoire susceptible d'accueillir toutes les victimes quelles que soient leurs nationalités.

Willy Durand
Géorgie, 2014
1h40

Réalisation : George Ovashvili
Scénario : Roelof-Jan-Minneboo, Nugzar Shataidze, George Ovashvili
Photographie : Elemér Ragalyi
Musique : Iosif Badarnashvili
Interprètes : Ilyas Salman, Mariam Buturishvili, Irakli Samushia, Tamer Levent
Distribution : Arizona Films
Critique - la-croix.com
Dossier - commeaucinema.com
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