Que ta joie demeure


Une jeune femme semble mettre en garde son compagnon en lui indiquant ce qu’elle attend de leur relation mais peu à peu, quand elle précise qu’elle n’est pas une machine, on se demande si elle n’est pas plutôt en train de dire ce qu’elle attend de la relation au travail, mais peut-être aussi ce que le film attend de nous ?

Puis les images des machines, chacunes dans leur singularité, prennent le relais. Apparaissent enfin, les hommes et les femmes qui travaillent auprès ou avec ces machines dans différents lieux de travail, de petites entreprises pour l’essentiel, les moments de pause, de conversations, des moments aussi seulement pour la caméra, le temps d’un portrait…

De la même manière, avec sensiblement le même dispositif, que dans Bestiaire, un film documentaire qui s’intéressait aux coulisses de la vie d’un zoo, Denis Côté filme le travail, les hommes et les femmes au travail dans différents lieux. Les plans sont le plus souvent fixes et accueillent l’espace, le temps et l’action d’un moment tel qu’ils sont. Ce temps réel de chaque plan indique de manière précise ce qui banalement se joue et son importance dans la vie de ceux qui sont là, sans dramaturgie et sans spectacle. Mais le film ne s’en tient pas au documentaire, en introduisant des moments de fiction, parfois assez savoureux. Ils sont l’ailleurs du film mais aussi l’ailleurs de ceux et celles qui travaillent, l’imaginaire qui permet de s’évader.

Willy Durand
Canada, 2014
1h10

Réalisation et scénario : Denis Côté
Photographie : Jessica Lee Gagné
Interprètes : Olivier Aubin, Ted Pluviose, Hamidou Savadogo, Emilie Sigouin, Guillaume Tremblay, Cassandre Emanuel
Distribution : Norte Distribution

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