Violette


Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Violette Leduc s’est réfugiée à la campagne avec l’écrivain Maurice Sachs.

Il écrivait pendant qu’elle leur permettait de vivre grâce au marché noir. Comme il l’encourage, elle commence à écrire. Suite au départ de Sachs, elle rentre à Paris et continue d’écrire tout en vivant, même après la fin de la guerre, du marché noir. Un jour, elle tombe sur un livre de Simone de Beauvoir. Après l’avoir lu, elle n’a plus qu’une idée en tête : rencontrer Beauvoir. Elles finissent par se rencontrer et Violette confie à Beauvoir le livre qu’elle a fini d’écrire. Beauvoir, enthousiaste, réussit à convaincre Gallimard de publier ce livre…

C’est ainsi que commence le film et la vie littéraire de Violette Leduc. Tout comme dans son précédent film, Séraphine, Martin Provost fait sortir de l’ombre, réhabilite d’une certaine manière, un artiste méconnue. Il en dresse un portrait précis et bien documenté, raconte aussi le temps au sein duquel leur parcours s’inscrit, leur combat. Mais, dans ce film, l’accent est aussi mis sur les relations entre Violette Leduc et Simone de Beauvoir. Le film n’affirme rien mais dit les ambiguités de cette relation : jusqu’à quel point Beauvoir a-t-elle profité de l’énergie, du courage, du tempérament de Violette, mais aussi de son audace à dire la sexualité féminine dans ce qu’elle a de plus intime, pour son propre compte ?

Willy Durand
France, 2013
2h20

Réalisation : Martin Provost
Scénario : Marc Abdelnour, René de Ceccatty, Martin Provost
Photographie : Yves Cape
Interprètes : Emmanuelle Devos, Sandrine Kiberlain, Olivier Gourmet, Catherine Hiegel, Jacques Bonnaffé, Olivier Py
Distribution : Diaphana
Critique - lexpress.fr
Dossier - commeaucinema.com
Martin Provost - cinema.nouvelobs.com
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