La Tour de guet
(Gözetleme Kulesi)


Nihat arrive sur son nouveau lieu de travail. Il vient d’être embauché pour surveiller une immense forêt.

Loin de tout, dans la montagne, il s’est réfugié là pour disparaître, s’éloigner du monde et vivre seul avec son drame personnel. Depuis peu, Seher, pour sa part, travaille comme hôtesse dans la petite compagnie locale de cars. Elle aussi s’est réfugiée dans ce coin perdu pour fuir quelque chose. Tous deux doivent vivre avec leur secret et leur détresse.

La Tour de guet nous plonge au sein de paysages magnifiques mais qui sont aussi pour les personnages un refuge et une impasse. Ils ne peuvent aller plus loin et leur détresse à atteint un point culminant tant l’horizon semble vierge de possibles. C’est l’enjeu du film qui, sans aborder frontalement la question, dit l’impossibilité de vivre vraiment après un drame. Mais on comprend peu à peu que Nihat et Seher doivent tenir secrète leur détresse parce que les codes d’une société (ceux de la Turquie) les contraignent à la taire, à la dissimuler, et ce n’est qu’en mettant la société à distance (en parcourant le monde alentour avec les jumelles il n’y a rien à voir et aucun secours à attendre) qu’ils peuvent envisager de continuer à vivre et de se reconstruire. Du coup ils ne peuvent sans doute que compter sur eux-mêmes et espérer l’un de l’autre.

Willy Durand
Turquie, 2012
1h40

Réalisation et scénario : Pelin Esmer
Photographie : Özgür Eken
Interprètes : Olgun Simsek, Nilay Erdönmez, Mederes Samancilar, Kadir Çermik, Laçin Ceylan, Riza Akin
Distribution : Arizona Distribution
Critique - fichesducinema.com
Critique - humanite.fr
Dossier - commeaucinema.com
Site du distributeur

accueil - programmations - festival reflets du cinéma - éducation au cinéma - autres projets - liens - infos pratiques