Ma belle gosse


C'est l'été. Maden, 17 ans, passe les vacances avec sa famille paternelle sur l'Ile de Ré. Assez solitaire, elle se tient un peu à l’écart de ses cousins.

Elle se confie néanmoins à l’un d’entre eux et il est le seul à savoir qu’elle entretient depuis plusieurs mois une correspondance avec un détenu de la Maison Centrale voisine. Elle voudrait profiter de son séjour sur l’île pour le rencontrer mais c’est impossible, et son secret s’avèrera difficile à préserver…

De manière assez singulière, ce premier long métrage de Shalimar Preuss est très touchant et se distingue fortement des productions du cinéma français. Nous sommes loin en effet d’un psychodrame familial et le film ne dit que très peu de choses sur les liens familiaux qui réunissent les différents protagonistes. Cela n’empêche pas de comprendre peu à peu les points de tension tant les « groupes » (celui des adultes et celui des enfants) semblent indépendants les uns des autres. Au milieu de cette mêlée, il y a le personnage central, tout en étant discret et même assez effacé, de Maden et du monde qu’elle se construit. Un monde qui doit rester secret et qu’elle ne peut véritablement partager avec d’autres, et surtout pas avec les adultes qui ne pourraient pas comprendre.

Le personnage de Maden (Lou Aziosmanoff) porte ce film et nous porte dans ce film. Sans véritables repères, au rythme d’un été sur une île, paisiblement, le film nous pousse à nous accrocher à ses pas et à son univers. A suivre de près.

Willy Durand
France, 2012
1h20

France, 2012, 1h20
Réalisation et scénario : Shalimar Preuss
Photographie : Virginie Surdej
Interprètes : Lou Aziosmanoff, Jocelyn Lagarrigue, Victor Laforge, Manon Aziosmanoff, Nine Aziosmanoff, Hélène Cinque
Distribution : Nour Films
Critique - independencia.fr
Dossier - commeaucinema.com
Dossier de presse
Page Facebook du film

accueil - programmations - festival reflets du cinéma - éducation au cinéma - autres projets - liens - infos pratiques