La Cinquième saison


C’est la fin de l’hiver. Au village, chacun se prépare pour la cérémonie du « Grand feu ».

Tout le village se retrouve autour d’un grand bûcher constitué de sapins et de « Tonton hiver » pour chasser l’hiver et fêter l’arrivée du printemps. Après la danse, on commence par faire la liste des griefs reprochés à l’hiver puis vient le moment de mettre le feu au bûcher. Mais ce soir-là, rien ne se passe comme d’habitude, le bûcher ne s’enflamme pas. La cinquième saison vient de commencer… Le lendemain, on découvre que les graines dans les champs n’ont pas germées, les ruches de l’apiculteur sont vides, et les vaches ne donnent plus de lait…

Le film commence par une scène étrange, un homme essaye de faire chanter son coq, Fred, mais n’y arrive pas. Ce n’est qu’un des signes parmi d’autres qui disent la rupture du lien qui unit l’homme à la nature et la catastrophe à venir. Alors que tout un village est en train de sombrer, que fuir ne sert à rien car la catastrophe touche le monde entier, un homme, l’apiculteur qui est aussi philosophe, et son fils handicapé tente de rester digne et solidaire.

Sans mise en scène spectaculaire, La Cinquième saison s’interroge sur les conséquences, au niveau d’une petite communauté villageoise, de la disparition du printemps et de tous ses bienfaits. Le film est très original, touchant et beau visuellement. Il nous amène à interroger par la fiction notre rapport au monde. Il fonctionne aussi comme une suite au documentaire Des abeilles et des hommes...

Willy Durand
Belgique / Pays-Bas, 2012
1h35

Réalisation et scénario : Peter Brosens & Jessica Hope Woodworth
Photographie : Hans Bruch Jr
Musique : Michel Shöpping
Interprètes : Aurélia Poirier, Django Schrevens, Sam Louwyck, Gill Vancompernolle, Peter Van Den Begin, Bruno Georis
Distribution : Equation
Critique - filmosphere.com
Dossier - commeaucinema.com
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