Grigris


N'Djamena. Malgré sa jambe paralysée, Grigris se fait connaître la nuit pour ses talents de danseur dans les discothèques de la ville.

Tandis qu'il électrise les foules et qu'il se rêve en danseur professionnel, celui qu'il considère comme son père lui propose de prendre sa suite dans le petit studio de photo qu'il tient. C'est là qu'il rencontre la belle Mimi venue se faire photographier pour devenir mannequin... Rapidement, les deux jeunes gens se rapprochent car, malgré les apparences, ils se comprennent, ils vivent l'un comme l'autre le rejet et rêvent de s'affranchir des préjugés. Son beau-père hospitalisé, Grigris doit trouver une solution pour payer les frais, une somme d'argent qu'il ne pourra rassembler qu'en sortant de la légalité et en se faisant des ennemis.

Avec Grigris, Mahamat Saleh Haroun (Un homme qui crie, Daratt, Abouna) propose un film urbain et nocturne, pas loin du thriller qui, même s’il ne convainc pas totalement, aborde de manière intéressante la question de la filiation (est-il besoin d’un lien biologique pour se sentir fils et redevable), mais aussi celle de la marginalité, subie de fait par la jeunesse tchadienne.

Armelle Pain
Tchad, 2013
1h45

Réalisation : Mahamat Saleh Haroun
Scénario : Jacques Akchoti, Mahamat Saleh Haroun
Photographie : Antoine Héberlé
Musique : Wasis Diop
Interprètes : Souleymane Démé, Anaïs Monory, Cyril Gueï, Marius Yelolo, Hadjé Fatimé N’Goua, Abkar M’Baïro
Distribution : Les Films du Losange
Critique - lemonde.fr
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