Porfirio


Porfirio n'a plus l'usage de ses jambes et vit en fauteuil roulant. Il en a perdu l'usage à cause d'une balle perdue de la police.

Heureusement sa femme et son fils sont là pour l'aider. Il passe dorénavant l'essentiel de ses journées, assis dans son fauteuil roulant, devant la maison à vendre des minutes de son téléphone portable à ceux qui en ont besoin. De temps en temps il passe un coup de fil à son avocat pour savoir où en est la procédure qui doit l'indemniser...

Le film s'inspire d'une histoire réelle qui a marqué la Colombie en 2005, et le personnage principal de cette histoire interprète dans le film son propre rôle. Pour autant le film n'entend pas être une reconstitution fidèle de l'histoire et s'attache plutôt à dresser le portrait d'un homme qui a été probablement riche et puissant et qui a tout perdu. Son horizon se réduit dorénavant à sa maison, le plus souvent désertée par le reste de sa famille qui n'y fait que des apparitions pour venir l'aider. Pour s'évader, il écrit des chansons d'amour. Alejandro Landes, qui réalise là son premier long métrage de fiction, fait entièrement reposer son film sur le personnage de Porfirio qui semble accepter sa situation malgré les difficultés quotidiennes, et il réussit à nous faire sentir petit à petit que les apparences peuvent être trompeuses.

Willy Durand
Colombie, 2011
1h45

Réalisation : Alejandro Landes
Scénario : Mateo Ingouville, Ezequiel Schmoller, Alejandro Landes
Photographie : Thimios Bakatakis
Musique : Leonardo Heiblum
Interprètes : Porfirio Ramirez Aldana, Jarlinsson Ramirez Reinoso, Yor Jasbleidy Santos Torres
Distribution : Atopic

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