Kurdish Lover




Clarisse Hahn a rencontré son compagnon, Oktay, à Paris. Ils se rendent ensemble dans la famille de ce dernier qui vit dans un petit village au sein d'"un pays qui n'existe pas", le Kurdistan. Elle nous fait partager le quotidien de cette famille et de ce village sinistré, désoeuvré et militairement contrôlé.

Le portrait de cette communauté que réalise Clarisse Hahn se compose d’une multitude de portraits singuliers des membres de la famille et des proches. Le plus parlant est sans doute celui de la grand-mère, véritable tyran domestique, mais aussi représentante d’une tradition sans véritables repères. Les situations et les personnages sont souvent drôles et surprenants lorsque des propos très crus sont échangés. Cette proximité de la réalisatrice avec ceux et celles qu’elle filme, elle réussit à nous la transmettre à l’écran, rendant la frontière qui nous sépare d’eux presque inexistante. Le résultat est assez troublant.

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Clarisse Hahn



Documentariste et artiste, son travail est principalement axé autour d’une recherche documentaire, qui se développe au travers de films, de photographies et d’installations vidéo. Chacun de ses films est l’occasion de poursuivre sa recherche sur les communautés, les codes comportementaux et le rôle social du corps. En 1999, elle réalise Hôpital, puis Karima (2003), Les Protestants (2006), Boy Zone (2011) et Kurdish
Lover
(2012).

Willy Durand
France, 2012
1h40

Réalisation, scénario et photographie : Clarisse Hahn
Distribution : Nour Films
Critique - critikat.com
Dossier - commeaucinema.com
Dossier du distributeur
Entretien avec C. Hahn - independencia.fr

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