Marie-Antoinette


Marie-Antoinette, 14 ans, quitte Vienne pour Versailles afin d’épouser le dauphin Louis. Elle est fraîchement accueillie à la cour. Le mariage est prononcé, Louis XV demande aux mariés de se mettre « à l’œuvre ». Mais le dauphin dort sagement. La princesse s’ennuie...

Sofia Coppola est la fille du très grand Francis Ford Coppola, réalisateur, entre autres, du monumental Apocalypse now (1979). Porter un tel nom constitue un lourd héritage. Sofia montre qu’elle en est digne en réalisant Virgin Suicides (1999) et Lost in Translation (2004), films très appréciés de la critique et du public.

Marie–Antoinette est donc le troisième film de Sofia Coppola qui se situe bien dans la lignée des deux premiers. Leur réalisatrice n’affirme-t-elle pas elle-même : « il y a évidemment un lien avec mes deux films précédents. Il faudra que j’en finisse avec les histoires de jeunes filles solitaires, mélancoliques qui retardent leur passage à l’âge adulte. » ?

Nous avons tous appris, à l’école, l’histoire de Marie-Antoinette. Mais la réalisatrice nous en livre une version autant inspirée par l’histoire que par sa propre expérience des fastes et des excès de la Jet-Set. Francis Coppola, lui-même, a dit : « Marie-Antoinette c’est Lady Di ».

De son propre aveu, la cinéaste n’a jamais exigé une précision historique rigoureuse. Mais les éléments contemporains (les pâtisseries pastel, la paire de chaussures XXIe siècle dernier cri glissées parmi les nombreuses autres, la bande-son qui mêle musique rock et musique classique) ne dénaturent aucunement le sentiment de déracinement qu’a dû éprouver la jeune Marie-Antoinette venant de la cour d’Autriche où l’éducation était bien moins formelle que dans l’aristocratie française.

La jeune femme magnifiquement interprétée par Kristen Dunst n’évolue cependant pas dans un décor fictif. Le film représente trois mois de tournage au secret des châteaux de France à Versailles, Vaux-le-Vicomte ou Chantilly. Même la galerie des glaces, en réfection jusqu’en 2007, à été ouverte pour le film. Les costumes, les chevaux, le décor… Tout y est luxueux, magnifique, grandiose.

Toujours en nous référant aux explications de la réalisatrice, nous verrons en cette « épopée » trois volets : L’éclat de la jeunesse dans un Versailles rigide et monumental ; Le temps de la liberté et la passion au Trianon ; Puis la fin du parcours la Révolution, le déclin.

Annick Duval
USA, 2006
2h

Réalisation : Sofia Coppola
Scénario : Sofia Coppola d’après le livre d’Antonia Fraser
Musique : Jean-benoît Dunckel et Nicolas Godin
Décors : K. K. Barrett
Costumes : Milena Canonero
Interprètes : Kirsten Dunst, Jason Schwartzman, Rip Torn, Marianne Faithfull, Aurore Clément, Jamie Dorman, Rose Byrne
Distribution : Pathé
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