Les Invisibles


Pour commencer des hommes en couple, aujourd’hui âgés parce que nés dans l’entre-deux guerres, disent leur bonheur à être et vivre ensemble.

Puis peu à peu le parcours qui a été le leur, des difficultés à s’accepter soi-même comme homosexuel à celles encore plus périlleuses à se faire accepter et à être visible dans une société qui, même si les choses ont beaucoup progressé, n’accepte pas, ne reconnaît pas. Puis, petit à petit, le film raconte aussi l’évènement considérable que fut mai 68 et les luttes des années 70 et 80, avec les mouvements féministes et les revendications pour l’égalité des droits. Les femmes entrent alors en jeu et leurs désirs identiques d’être visibles, d’exister, quelle que soit leur sexualité, d’apparaître, d’être comme les autres...

Ce nouveau film de Sébastien Lifshitz est un film où on se raconte tendrement, sans rancune et sans esprit de revanche, un film sans revendications, apaisé. Les personnages et leurs paroles sont souvent poignants et réjouissants à la fois. Emouvant pour le dire en un mot.

« Ce film rend hommage à toutes ces personnes qui, par le simple fait d’avoir vécu aussi librement, ont permis que nous ayons les libertés que nous connaissons aujourd’hui. Il faut rappeler le combat qui a été mené, raconter les ennemis de toujours, la pensée réactionnaire qui n’attend que de pouvoir réapparaitre. Il n’y a jamais rien d’acquis. » (Sébastien Lifshitz)

Willy Durand
France, 2012
1h55

Réalisation et scénario : Sébastien Lifshitz
Photographie : Antoine Parouty
Distribution : Ad Vitam
Blog du film - rue89.com
Critique - next.liberation.fr
Dossier - commeaucinema.com
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Site du film

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