La Vie sans principe
(Dyut meng gam)


Teresa est employée dans une banque mais ses performances ne sont pas bonnes et elle doit impérativement réussir à vendre des produits financiers pour améliorer sa situation…

Panther, lui, est un petit escroc mais d’une fidélité à toute épreuve envers son clan. Panther est donc bien décidé à tout mettre en œuvre pour trouver l’argent nécessaire au paiement de la caution pour qu’un de ses comparses sortent de prison. Cependant, ce dernier est souvent interpellé par la police et il faut donc trouver toujours plus d’argent. Avec l’aide d’un ami il va se lancer dans la spéculation boursière en espérant des bénéfices rapides...

Ces deux personnages vont être mêlés à la même affaire sans jamais se rencontrer et sans véritablement agir dans un but précis. La mise en scène de Johnnie To est parfaitement adaptée à cette situation notamment dans la manière de filmer la circulation des différents protagonistes mais aussi, voire surtout, de l’argent. De ce point de vue, le film peut aussi se lire comme une suite de Sparrow, tout en se situant à un autre niveau. Et, au passage, ce film s’ancre parfaitement dans le contexte mondial de crise économique. La séquence où Teresa réussit peu à peu à inciter une vieille femme à placer ses économies sur un produit financier risqué est de ce point de vue éloquente et très juste.

Willy Durand
Hong Kong, 2011
1h50

Réalisation : Johnnie To
Scénario : Nai-hoi Yau, Tin-shing Yip, Ka-kit Cheung
Photographie : Cheng Siu-Keung
Musique : Yue Wei
Interprètes : Lau Ching-wan, Richie Ren, Denise Ho, Hoi-pang Lo, Hang-shuen So, Philip Keung
Distribution : Films sans frontières
Critique - lemonde.fr
Dossier - commeaucinema.com
Site du film

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