Ulysse, souviens-toi !
(Keyhole)


Une bande de brigands a pris possession d’une maison. Assiégés par la police, ils attendent l’arrivée de leur chef afin de connaître son plan et les raisons de ce siège.

Lorsque Ulysse Pick arrive, il est accompagné d’une otage chargée de l’aider à se souvenir d’évènements passés. Pour cela il doit aussi réussir à pénétrer dans un certain nombre de pièces de la maison qu’il connaît bien pour y avoir longtemps vécu. Pièce par pièce il entend réussir à faire remonter à la surface des souvenirs pour reconstituer sa vie. Cependant, les nombreux fantômes qui hantent la maison n’apprécient guère d’être dérangés…

Lorsque l’on entre dans un film de Guy Maddin, il faut s’attendre à tout, être prêt à être surpris, perdu, ballotté dans tous les sens, déstabilisé… Ulysse, souviens-toi ! ne fait pas exception. Si, au tout début, le film se présente comme un film policier, il tombe très vite dans le fantastique avec l’apparition des fantômes, du héros du film et de son étrange dessein. Le film, comme les précédents (Winnipeg mon amour, The Saddest Music in the World), est tourné en noir et blanc. Le scénario, la réalisation et le montage relèvent de la folie pure et de l’expérimentation. Pour autant, la magie opère car Guy Maddin est passé maître dans l’art de mêler les univers mais aussi l’esthétique. Un cinéma rare.

Willy Durand
Canada, 2011
1h35

Réalisation : Guy Maddin
Scénario : George Toles, Guy Maddin
Photographie : Benjamin Kasulke
Interprètes : Jason Patrick, Brooke Palson, David Wontner, Isabella Rossellini, Keven Mc Donald, Johnny W. Chang
Distribution : ED Distribution

Critique - lemonde.fr
Dossier - commeaucinema.com
Dossier GNCR - gncr.fr
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Site du film (Engl.)

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