Daratt (Saison sèche)


Atim, 15 ans, entend bien retrouver Nassara, l'homme qui a assassiné son père alors qu'il n'était encore qu'un nourrisson. Arrivé à N'Djaména, il s'engage sur la trace de Nassara, ancien criminel de guerre désormais rangé et devenu boulanger.

Daratt n'est pas un film de plus sur la vengeance. Le réalisateur Mahamat-Saleh Haroun y traite surtout de la relation père-fils, de la rédemption, des notions d'impunité, d'injustice et, surtout, des ravages de la guerre.

Son propos relève d'une force à la fois tranquille et implacable. Car le cinéaste va à l'essentiel en ne quittant quasiment jamais ses deux personnages principaux, toujours dans le cadre, souvent en gros plans. Haroun s'attarde longuement sur les regards du jeune garçon et de son bourreau, saisissant en quelques secondes la détresse de chacun d'eux. Mais aussi sur les gestes du héros, tantôt brutaux, animés par la haine et le désir de vengeance, tantôt hésitants, bousculés par la peur de commettre l'irréparable. Ce film est marquant aussi à cause de la performance des deux comédiens principaux.
Tchad, 2005
1h36

Réalisation et scénario : Mahamat-Saleh Haroun
Photographie : Abraham Haile Biru
Interprètes : Ali Barkai, Youssouf Djoro, Hisseine Aziza, Djibril Ibrahim, Fatimé Hadje, Khayar Oumar Defallah
Distribution : Pyramide Distribution
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