Agnus Dei
(Cordero de Dios)




Arturo, 77 ans, est enlevé et une rançon est exigée pour sa libération. Guillermina, sa petite fille, se démène pour réunir la somme mais n'y arrivant pas elle fait appel à sa mère exilée en France. Cette dernière ne veut pas revenir en Argentine car les souvenirs - la dictature et la mort de son mari - qu'elle en garde sont beaucoup trop douloureux. Mais vu les circonstances ce retour est inévitable...

Ce premier film de Lucía Cedrón est assez impressionnant car le récit et la construction du film réussissent à mêler intimement passé et présent pour montrer à quel point le passé que l'on veut oublier est encore bien vivant dans le présent. En effet, un climat et des pratiques qui avaient cours durant la dictature sont en train de renaître à cause des conditions économiques et sociales. Mais c'est aussi une vérité qui va devoir se dire dans ce film car Guillermina sait bien peu de choses finalement concernant l'histoire qui a traumatisée sa mère et le rôle que son grand-père y a joué.

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Lucía Cedrón



Née en 1974 en Argentine, Lucía Cedrón et sa famille s'installent en France après la décès de son père dans des circonstances mystérieuses. Elle mène des études de littérature, puis de cinéma. Après ses études elle produit des documentaires pour la télévision française mais décide de retourner à Buenos Aires en 2002 où elle réalise son premier court métrage, En Ausencia, qui gagne l'Ours d'Argent au Festival de Berlin en 2003. En 2008, elle réalise Cordero de Dios (Agnus Dei), son premier long métrage de fiction.

Willy Durand
Argentine / France, 2008
1h30

Réalisation : Lucía Cedrón
Scénario : Lucía Cedrón, Santiago Giralt
Photographie : Jorge Guillermo Behnisch
Musique : Sebastian Escoffet
Interprètes : Leonora Balcarce, Mercedes Morán, Jorge Marrale, Juan Minujín
Distribution : Ad Vitam
Critique - lemonde.fr
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