Casablanca


1941 : Des réfugiés ayant fui la France occupée cherchent à rejoindre le Nouveau Monde en embarquant à Lisbonne. L'accès direct au Portugal étant impossible, le passage obligé est Casablanca.

Certains attendent des jours, des semaines voire des mois. Le lieu de rendez-vous pour beaucoup est le Café Américain dont le patron est Rick. On y côtoie le major Strasser, nazi enquêtant sur l'assassinat de deux courriers allemands, le capitaine Renault, chef de la police dépendant du régime de Vichy, qui doit aider à résoudre cette enquête, Ugarte, un petit voleur de visas, et bien d'autres. Rick, dur, amer, semble indifférent à toutes ces personnes et ces trafics ; il respecte une sorte de neutralité jusqu'à l'arrivée dans la ville d'un chef de la résistance Victor Laszlo, accompagné de son épouse Ilsa, la femme que Rick a connue et aimée à Paris. Un soir au café, Ilsa dit au pianiste : « Play it Sam, play as time goes by ». Le passé ressurgit …

Contexte et coïncidences historiques : Casablanca est l'adaptation d'une pièce dont le texte a été lu au lendemain de Pearl Harbor. Le film est produit par la Warner, studio ouvert et très engagé pendant la guerre. La commercialisation, en 1943, a lieu en même temps que la conférence de Casablanca (où l'on doit établir la stratégie des alliés) ce qui offre au film une publicité gratuite. Le film sortira en Europe après la guerre, amputé de 20 mn en Allemagne. Tourné pendant la guerre, par un réalisateur d'origine hongroise, avec un scénario original et riche, des personnages aux "sentiments les plus nobles et les plus vibrants de l'être humain", des acteurs réputés – même pour les seconds rôles, des figurants dont la plupart sont des exilés (Français, Allemands, Autrichiens), Casablanca est un monument du cinéma.

Riche de thèmes variés - exotisme, enquête, situation politique, film de guerre, personnages en constante évolution - Casablanca est un grand classique, un film mythique, un chef-d'œuvre.

Jacqueline Bessin
USA, 1942
1h45

Réalisation : Michael Curtiz
Scénario : Julius J. et Philip G. Epstein, Howard Koch d’après la pièce de théâtre Everybody come to Rick’s de M. Burnett et J. Alison
Photographie : Arthur Edeson
Musique : Max Steiner, Herman Upfeld
Interprètes : Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, Paul Henreid, Claude Rains, Conrad Veidt, Peter Lorre
Distribution : Théâtre du Temple
Analyse - dvdclassik.com
Critique - cineclubdecaen.com
Dossier - cinemaclassic.free.fr

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