Les Fables de Starewitch

Un programme de cinq films inspirée des Fables de Jean de la Fontaine. Cinq fables où l’on retrouve la fantaisie, l’humour, l’espièglerie et la tendresse de ce pionnier du cinéma d’animation.

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Le Lion et le moucheron (France, 1932, 12 min)

Le pouvoir est fragile et doit être exercé avec discernement et vigilance ! Tout en choisissant une fable qui lui permet de réutiliser les marionnettes du Roman de Renard, Ladislas Starewitch poursuit la description de son univers politique.

« Ces marionnettes sont des merveilles de vie et de vérité et c’est ce qui fait le mérite artistique de son œuvre. Il faut voir la fierté du Lion dans toute sa force, l’aspect hérissé et désinvolte du Moucheron. »

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Le Rat de ville et le rat des champs (France, 1926, 11 min)



Promenades en automobile, tenues de soirée, chef d’orchestre et microsillons, mondanités et chuchotements, tartes à la crème et cabaret, strass et stress, alerte au téléphone ! Urbanité et ruralité dans le Paris des années folles, Joséphine Baker et un festival de rats ! La Fontaine totalement revisité par Starewitch, le rythme et les gags du cinéma américain…

« Le Rat des villes et des champs qui est la plus amusante, la plus spirituelle interprétation de la fable de La Fontaine que l’on puisse imaginer et, cinématographiquement parlant, un véritable miracle d’ingéniosité et de patience. »

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Les Grenouilles qui demandent un roi (France, 1922, 16 min)



Ladislas Starewitch, qui a vécu trente-cinq ans sous le régime tsariste, qui a expérimenté la Russie soviétique avant d’immigrer en France depuis deux ans affirme, à sa manière, après La Fontaine et avant Winston Churchill, que la démocratie pluraliste est le pire des régimes à l’exception de tous les autres…

« Tout cela forme une comédie excellente par sa mise en scène, l’habileté avec laquelle les personnages sont réalisés, et le grouillement de vie qui est donné. Les grenouilles sont de véritables personnages vivants auxquels il ne manque que la parole. Gros succès pour une grenouille qui est venue planter son appareil de cinéma et tourner l’arrivée de la nouvelle reine. »

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La Cigale et la fourmi (France, 1927, 15 mn)



« La cigale naît au premier rayon du printemps. Elle chante, elle danse sa joie et la partage avec de gais compagnons. Jazz frénétique, bals bruissants. Douces et insouciantes passent les heures de l’été. Une ultime farandole musarde sur les chemins où la fourmi se hâte pour bâtir et engranger… »

« Le point de départ sera bien la fable de La Fontaine, mais il y aura une transposition complète des personnages, de l’action et de l’ambiance. Dans le film, la cigale ne sera plus seulement la petite écervelée imprévoyante, mais le symbole de l’artiste moderne, bohême, joyeuse, vivant au jour le jour, ce qui fournira l’occasion de faire une étude critique détaillée du monde artistique contemporain. »

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Le Lion devenu vieux (France, 1932, 8 min)



La hiérarchie du pouvoir est-elle la seule trame des relations humaines ? Malheur à celui qui faiblit.

« Et quand le Lion vieilli, déchu, pleure de rage, il y a là tout un drame poignant, vivant et qui tient le spectateur en haleine et c’est précisément là, dans cette puissance d’évocation, que réside la valeur didactique des films de Starewitch. »

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En complément un documentaire, Comment naît et s’anime une ciné-marionnette (1932), de trois minutes, présente Starewitch et sa fille Irène expliquant leur travail.
France, 1932
1h10

Réalisation : Ladislas Starewitch assisté d’Irène Starewitch
Scénario, animation, mise en scène, marionnettes, costumes, décors, éclairage : Ladislas et Irène Starewitch assistés d’Anna et de Nina Starewitch
Musiques : Hartmann et Devaux
Distribution : Les Acacias

A partir de 3 ans

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Dossier pédagogique réalisé par Nicole Montaron ici.

Dossier de presse ici.

Dossier pédagogique du distributeur ici.

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