Je suis heureux que ma mère soit vivante


Julie, jeune mère, seule, abandonne un jour ses deux fils, Thomas, 5 ans, et Patrick, encore bébé. Les enfants sont adoptés par un couple. Le plus jeune se fait vite à sa nouvelle vie, alors que Thomas manifeste, très vite à l’égard de ses parents adoptifs une injuste rancune et une violence d'écorché vif.

L’obsession de Thomas, c'est de retrouver sa mère, la vraie, et de comprendre enfin ce qu'ils ont fait, son frère et lui, pour être ainsi abandonnés.

Il la retrouve et sans dire qui il est, il s’immisce dans sa vie, avec des sentiments de haine et d’amour, qu’il ne pourra plus, à un moment donné, contrôler…

A l'origine du film, il y a un fait divers tragique qui avait inspiré, en 1996, un article du romancier Emmanuel Carrère. Claude Miller et son fils, Nathan font de cette histoire vraie, un suspense ambigu et troublant, un film dérangeant.

Je suis heureux que ma mère soit vivante, n’épargne pas le spectateur, de très jeunes enfants vivent des situations douloureuses, intolérables et des fêlures irréparables. L’abandon, les blessures de l’enfance, et la difficulté pour les parents adoptifs à les réparer.

Les interprètes principaux sont remarquables : le jeune Vincent Rottiers, tourmenté et attachant, Sophie Cattani, dans le rôle de la mère biologique, et enfin, Christine Citti, dans celui de la mère adoptive, aimante et impuissante.

Josette Luciani
France, 2008
1h30

Réalisation : Claude et Nathan Miller
Scénario : Alain Le Henry
Photographie : Aurélien Devaux
Musique : Vincent Segal
Interprètes : Vincent Rottiers, Sophie Cattani, Christine Citti
Distribution : Metropolitan FilmExport
Critique - critikat.com
Critique - excessif.com
Critique - lemonde.fr
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Dossier de presse

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