Achille et la tortue


Très tôt Machisu se passionne pour la peinture et il n’a très vite qu’une idée en tête : peindre toujours et tout le temps.

Cependant, alors que durant l’enfance, il vivait dans un milieu où il pouvait s’adonner à sa passion selon ses caprices, des circonstances malheureuses l’amènent à devoir se débrouiller tout seul. Le voilà donc pauvre et solitaire mais toujours habité par la même obsession. Hélas ! Machisu a beau faire, le succès n’est pas au rendez-vous et les toiles ne se vendent pas. Qu’il réponde à des commandes, épouse les tendances du moment ou innove son talent n’est pas reconnu...

Achille et la tortue est le dernier tableau d’une trilogie commencée avec Takeshi’s, qui s’intéressait à la comédie, et Glory to the filmmaker, qui, lui, abordait la question de la réalisation. Achille et la tortue traite pour sa part de la peinture. Ces trois aspects de la création sont bien connus de Kitano puisqu’il est tout cela à la fois depuis de nombreuses années.

Le film raconte l’histoire d’un peintre persuadé d’avoir énormément de talent alors que le monde entier pense le contraire. Kitano excelle à mettre en scène cette obsession du peintre via un ensemble de séquences qui sont autant de moments où le peintre pense avoir réalisé l’œuvre susceptible de lui apporter la reconnaissance qu’il mérite et qui sont souvent très drôles. Finalement, la création n’est peut-être pas liée au succès des œuvres mais plutôt au processus de création lui-même : une vie, une œuvre.

Willy Durand
Japon, 2010
2h

Réalisation, scénario et peintures : Takeshi Kitano
Photographie : Katsumi Yanagijima
Musique : Yuki Kajiura
Interprètes : Beat Takeshi, Kanako Iguchi, Yurei Yanagi, Kumiko Aso, Akira Nakao, Masatoh Ibu
Distribution : Océan Films
Critique - anglesdevue.com
Critique - critikat.com
Critique - lemonde.fr
Dossier - commeaucinema.com
Site du distributeur

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