La Ville est tranquille




En l'an 2000, à Marseille, Michèle travaille de nuit à la criée aux poissons. Elle se bat au quotidien pour trouver le moyen d'aider sa fille qui se drogue et se prostitue. Son mari, lui, raciste et désabusé, refuse de voir la réalité en face. Paul, docker gréviste, trahit ses camarades en lutte pour empocher la prime de licenciement et faire l'acquisition d'un taxi et d'une licence. Il espère pouvoir commencer une nouvelle vie. Il rencontre alors Michèle et tombe vaguement amoureux...

D'autres personnages, d'autres histoires viennent se mêler à celles de Michèle et de Paul. L'ensemble dresse un tableau de Marseille bien loin de la carte postale et des clichés habituels sur la ville et ses habitants, mais aussi bien loin de l'Estaque, scène habituelle des films de Robert Guédiguian. C'est peut-être le film le plus noir de Robert Guédiguian mais aussi sans doute le plus fort, le plus émouvant. Bien évidemment la politique est au cœur de ce film mais nous sommes loin des scénarios démonstratifs mettant en scène des hommes et des femmes qui se battent et retrouvent le sens de la solidarité. Le constat est cette fois beaucoup plus pessimiste. Pour autant il ne s'agit pas de baisser la garde mais plutôt de créer un effet de choc en vue bien entendu d'une réaction.

Robert Guédiguian



Après avoir rencontré le cinéaste René Féret qui lui propose d'écrire avec lui le scénario de Fernand, Robert Guédiguian se lance dans le cinéma. Dans un premier temps son cinéma est construit autour de Marseille (l'Estaque), le désenchantement politique et l'engagement social. En 1981 il réalise son premier long métrage, Dernier été. Viennent ensuite Rouge midi (1984), Dieu vomit les tièdes (1989), A la vie, à la mort ! (1994), Marius et Jeannette (1996), grand succès public, La Ville est tranquille (1999), Marie-Jo et ses deux amours (2001). En 2003, il quitte Marseille avec Le Promeneur du Champ de Mars sur les derniers jours de la vie de François Mitterrand. Viennent ensuite Le Voyage en Arménie (2005), Lady Jane (2007) et L'Armée du crime (2009).

Willy Durand
France, 1999
2h10

Réalisation : Robert Guédiguian
Scénario : Jean-Louis Milesi, Robert Guédiguian
Photographie : Bernard Cavalié
Interprètes : Ariane Ascaride, Véronique Balme, Pierre Banderet, Frédérique Bonnal, Patrick Bonnel, Jacques Boudet, Christine Brücher, Jean-Pierre Darroussin
Distribution : Diaphana
Critique - objectif-cinema.com
Critique - telerama.fr
Marseille dans le cinéma de Marcel Pagnol et de Robert Guédiguian - cadrage.net
Robert Guédiguian - cineclubdecaen.com
Robert Guédiguian vu par l'écrivain maltais Adrian Grima - babelmed.net
Site du film

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