Bright star


Londres, 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats (plutôt artiste maudit) et sa voisine Fanny Brawne (jeune fille de bonne famille) entament une liaison amoureuse secrète.

Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids. John trouve que Fanny est une jeune fille élégante mais trop effrontée, et elle-même n'est pas du tout impressionnée par la littérature.

C'est la maladie du jeune frère de John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie.
Lorsque la mère de Fanny et le meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l'attachement que se portent les deux jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l'intensité de leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent sensations et sentiments inconnus. « Nous avons tissé un lien qui n'a rien à voir avec le monde », dira John Keats à sa bien-aimée.

La réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, seule femme à ce jour à avoir remporté la Palme d'or à Cannes (en 1993 pour La leçon de piano) revient avec un nouveau film en costumes, Bright star (« Etoile brillante »), titre emprunté à un poème de John Keats (1795-1821) dédié à son dernier amour. Elle s'attache surtout à la naissance de cette « flamme », selon l'image romantique consacrée, qui embrasera les deux fiancés et qui continuera d'animer, d'illuminer la jeune femme par delà la disparition de John. La cinéaste s'attache à décrire l'épanouissement du sentiment qui les unit, et, qui portera la très réservée Fanny à vaincre sa passivité et à braver les interdits pour aller au bout de sa passion.

L'amour dans Bright star s'incarne dans les papillons, dans l'air, dans les arbres, dans les broderies que Fanny, patiemment, offre à celui qu'elle aime. Il est exactement là où le poète lui-même cherche l'inspiration, là où le poète « butine », selon un terme employé par l'un des personnages. Aucun mouvement de caméra brusque, plutôt de longs plans fixes qui évoquent les scènes de genre des tableaux hollandais et anglais du XVIIIe siècle. La frontière très marquée entre les univers masculin et féminin s'efface, se brouille peu à peu, au fur et à mesure que leur amour s'épanouit.

Jane Campion a confié être «tombée amoureuse de leur histoire d'amour, bien plus passionnée, puissante que celle de Roméo et Juliette. Elle est toute en vérité, en justesse, en innocence, en souffrance. Un pur amour dont ils paieront le prix…»

Une vraie leçon de poésie : Abbie Cornish (Fanny Brawne) qui irradie l’écran par sa beauté ; une lumière fantastique, qui donne au film de vrais moments de grâce ; des costumes surprenants, en accord avec la passion pour la couture de l’héroïne ; et cette délicieuse façon de mettre en scène l’amour romantique, avec des scènes magiques à découvrir…

Michèle Glémain
Nouvelle Zélande, 2009
2h

Réalisation et scénario : Jane Campion
Photographie : Greig Fraser
Musique : Mark Bradshaw
Interprètes : Abbie Cornish, Ben Wishaw, Paul Schneider II, Kerry Fox
Distribution : Pathé Distribution
Critique - critikat.com
Critique - lemonde.fr
Critique - liberation.fr
Dossier - commeaucinema.com
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