La Veillée
(El filandon)




Le sifflement du vent...

Sur l'écran : une grande vallée au centre de laquelle on trouve une chapelle. Comme poussée par le vent, la cloche de l'ermitage commence à sonner, tandis que les eaux de la rivière prennent la couleur du sang : San Pelayo exige qu'on passe la veillée avec lui...

Ce saint aime les histoires, comme les spectateurs. C'est pourquoi, s'inspirant d'une tradition littéraire et cinématographique, J. M. Martin Sarmiento propose un film composé de plusieurs contes que des écrivains (qui jouent leurs propres rôles) ont rapportés.

Cinq contes fantastiques

Le premier narre l'histoire de Don Santos, un chanoine ridiculisé en chaire par un corbeau. Pour se venger de l'oiseau, D. Santos prend au piège tous les volatiles qui occupent le clocher de la cathédrale et les mange. Un seul réussit à s'échapper et D. Santos se tue en voulant l'attraper.

Le second écrivain relate l'aventure de Don Fausto, un chasseur qui sauve de la mort Lancara, une jeune femme sourde-muette, et la ramène chez lui pour s'apercevoir qu'elle est l'incarnation du mal. Après avoir succombé à ses charmes, il veut s'en débarrasser et est abattu à son tour.

La troisième histoire se réfère à une récolte de fruits invendables. Doña Tarsila, la propriétaire, oblige tous ses proches à manger des poires, les leur accommodant de diverses manières.

Le quatrième conte se passe pendant la guerre civile. Un jeune marié gravement blessé déserte pour rejoindre sa femme. Un matin, il disparaît. On vient chercher son épouse pour qu'elle reconnaisse le corps décomposé, la mort remontant à plusieurs jours...

A l'aube, le chapelain prend congé de ses quatre compagnons après avoir lu le poème laissé par le cinquième, Julio, qui n'a pu venir car, pendant la nuit, il s'est rendu près du barrage dont la construction a provoqué l'engloutissement de son village.

Chacun de ces récits donne l'occasion d'entrer par petites touches dans un univers fantastique. Toutefois, l'important est de se laisser aller. Comme autrefois, quelqu'un raconte une histoire : il suffit de l'écouter, et de regarder. Avec J. M. martin Sarmiento, le spectateur fait un voyage à travers le temps, à travers les genres, à travers les sentiments.
Espagne, 1984
1h50

Réalisation et scénario : Juan Maria Martin Sarmiento
Interprètes : Julio Llamazares, José Maria Merino, Luis Mateo Diaz, Pedro Trapiello, Antonio Pereira, Felix Canal, Emma Sarmiento, Roberto Merino, José Sobrin

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