Mes petites amoureuses


Daniel, 13 ans, vit dans un village du Midi en compagnie de sa grand-mère. Une vie tranquille entre une maison vieillotte et l’école, entre les copains et une petite camarade, entre les jeux et le rêve. Mais sa mère le reprend et l’emmène à Narbonne dans un deux-pièces qu’elle partage avec son compagnon, José Ramos.

C’est une rupture dans la vie de François. Il dort sur un matelas, par terre, voit peu sa mère et travaille comme apprenti dans l’atelier de réparations de bicyclettes du frère de José. Les films américains (un extrait de Pandora d’Albert Lewin est montré dans Mes petites amoureuses) nourrissent ses rêves. Il se lie avec un groupe d’adolescents du café des Quatre Fontaines, des adolescents hâbleurs et dragueurs.

A leur contact, François fait son apprentissage amoureux, timidement... De retour pour quelques jours dans son village, il retrouve ses camarades et la fillette de ses jeux d’autrefois, mais rien n’est plus pareil. Ce ne sont plus des gestes d’enfant qui le guideront vers la fillette mais une caresse - une caresse peu sûre et peu précise qui lui prouvera néanmoins qu’un pas est désormais franchi.

"Jean Eustache sait admirablement la valeur des gestes, l’importance des mots. Il a l’art d’équilibrer les scènes qui se valorisent l’une l’autre sur un rythme qui est celui de la vie, dans une atmosphère qui est celle de ses souvenirs. Il filme ses interprètes avec amour et les paysages avec un talent généreux digne de Jean Renoir. Loin de l’attendrissement conventionnel, il fait sentir cette angoisse propre à l’adolescence où le garçon n’est jamais à l’aise dans sa peau, dans ses gestes, dans ses rapports avec les parents et les autres adolescents.

Ce qui fait le prix de Mes petites amoureuses, c’est que c’est un film grave sur un sujet que l’on traite souvent sur un mode ou trop gai ou trop dramatique. C’est un art peu commun que de savoir retrouver son passé dans toutes ses nuances, sans jamais forcer la note."
(Robert Chazal - France-Soir - 1974)
France, 1974
2h05

Réalisation et scénario : Jean Eustache
Photographie : Nestor Almendros
Musique : Douce France de Charles Trenet et La maman du petit homme de Théodore Botrel
Interprètes : Martin Loeb, Jacqueline Dufranne, Ingrid Caven, Maurice Pialat, Vincent Testanière, Jacques Romain, Caroline Loeb, Dionys Mascolo
Distribution : Tamasa Distribustion
Dossier - abc-lefrance.com
Dossier pédagogique CNC - site-image.eu
Fiche pédagogique - cinemaparlant.com
Jean Eustache - cineclubdecaen.com
Jean Eustache vu par Jean-Jacques Schuhl - liberation.fr

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