A nos amours


A 15 ans, Suzanne découvre avec lucidité et une certaine amertume que ce qu'elle aime faire avec les hommes, c'est l'amour et rien d'autre. Le reste ne serait-il qu'ennui ou illusion ?

Le film ne raconte pas vraiment d'histoire. Il décrit un processus de destruction, une transformation de type catastrophique, qui défait une ancienne forme pour, peut-être, lui en donner une nouvelle.

A l'origine il y a une catastrophe : le départ du père. Le film commence vraiment lorsque le père dit à sa fille : "Je vais vous quitter Suzanne". A partir de quoi une série sans fin de douleurs, de crises et de cris, qui rendent sensible, de plus en plus irrémédiablement, que "plus rien ne peut-être comme avant".

A nos amours est le film le plus ample et le plus achevé de Maurice Pialat. Ample, il est d'abord par tout ce qu'il brasse de personnages, de thèmes et de sujets disséminés dans ses autres films. On y trouve aussi bien les problèmes de la famille, de l'adolescence que du couple, sujets traités de manière autonome dans L'enfance nue, Passe ton bac d'abord ou Nous ne vieillirons pas ensemble. On y trouve aussi le thème de la création qui fera l'objet de Van Gogh.
France, 1983
1h35

Réalisation : Maurice Pialat
Scénario : Arlette Langmann, Maurice Pialat
Photographie : Jacques Loiseleux
Musique : Henry Purcell
Interprètes : Sandrine Bonnaire, Evelyne Ker, Dominique Besnehard, Pierre-Loup Rajot, Cyril Collard, Maurice Pialat, Anne-Sophie Maillé
Distribution : Gaumont
Critique - cineclubdecaen.com
Dossier - abc-lefrance.com
Dossier pédagogique - cndp.fr
Dossier pédagogique - site-image.eu
Plaquette Lycéens au cinéma (23 p. - pdf)
Site maurice-pialat.net (cadrage.net)
Violence ordinaire : la séquence de la gifle - sceren.fr

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