Le Temps qu'il reste
(The time that remains)


Sous-titré Chronique d’un absent présent, le film met en scène le cinéaste, de retour dans la maison de ses parents où il vient visiter sa mère devenue veuve. Il déroule en un long flash-back une histoire où politique et souvenirs intimes se mêlent.

L’action débute en 1948, avec un père en combattant défait. Il a pris les armes pour combattre les soldats israéliens entrés dans Nazareth, mais a été jeté du haut d’un ravin et laissé pour mort. On le retrouve des années plus tard, devenu citoyen israélien, marié et père d’un enfant, le petit Elia.

"Le Temps qu’il reste est un film en partie autobiographique, construit en quatre épisodes marquants de la vie d’une famille, ma famille, de 1948 au temps récent. Ce film est inspiré des carnets personnels de mon père, et commence lorsque celui-ci était un combattant résistant en 1948, et aussi des lettres de ma mère aux membres de sa famille qui furent forcés de quitter le pays. Mêlant mes souvenirs intimes d’eux et avec eux, le film dresse le portrait de la vie quotidienne de ces Palestiniens qui sont restés vivre sur leurs terres natales et ont été étiquetés « Arabes Israéliens », vivant comme une minorité dans leur propre pays…

Ce que je veux montrer, ce sont des instants d’intimité à l’intérieur d’une famille, dans l’unique espoir de provoquer le plaisir du spectateur et d’atteindre une certaine vérité cinématographique. Si j’atteins ce but, le film prend une dimension universelle et, dès lors, le monde lui-même devient la Palestine…

Il ne s’agit pas d’une tentative de séduire le spectateur mais de l’inviter, à travers d’infimes détails d’ordre intime, à se plonger dans sa propre enfance." (Elia Suleiman)

Dernier volet d’une trilogie entamée avec Chronique d’une disparition (1996) et poursuivie avec Intervention divine (2002), Le Temps qu’il reste est la plus personnelle et la plus aboutie des réalisations d’Elia Suleiman. Un humour subtil, gracieux, silencieux se niche dans la rigoureuse composition de chaque plan ; il porte d’autant plus qu’il se mêle à un univers de réminiscences infiniment mélancoliques. Ce film est un chef d’œuvre.

Antoine Glémain
Palestine, 2009
1h45

Réalisation et scénario : Elia Suleiman
Photographie : Marc-André Batigne
Interprètes : Saleh Bakri, Elia Suleiman, Samar Qhuda Tanus
Distribution : Le Pacte

Critique - anglesdevue.com
Critique - courrierinternational.com (The National - Abou Dhabi)
Critique - critikat.com
Critique - france-palestine.org
Critique - lemonde.fr
Critique - rue89.com
Critique - slate.fr
Dossier - commeaucinema.com
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