Blood and bones
(Chi to hone)




En 1923, Shunpei quitte une île de sa Corée natale pour se rendre au Japon dans le but de faire fortune. Il s'installe dans un quartier pauvre, au milieu de ses compatriotes expatriés. N'écoutant que son envie, ne se souciant aucunement du qu'en dira-t-on, réglant par une violence terrible tous les problèmes rencontrés, il ouvre une usine de fabrication de surimi. Rapidement, il s'enrichit et devient peu à peu usurier. Un jour, il voit débarquer chez lui un jeune homme qui dit être son fils, issu du viol de sa mère. Ce dernier s'installe dans la maison, aux côtés de la femme et des deux jeunes enfants de Shunpei.

Blood and bones est à déconseiller aux âmes sensibles. Le film est violent même si le réalisateur a pris soin de ne pas en rajouter par des effets visuels. Néanmoins la provocation et la volonté de choquer n'est pas l'unique ambition du réalisateur car le film propose par ailleurs un moment conséquent l'histoire japonaise, une parabole sur le terrible statut de la femme, sur la violence inhérente à la société japonaise et sur les rapports entre le Japon et la Corée. Enfin, le film est une dénonciation impitoyable mais passionnante d'un capitalisme sans règle, où les très rares moments comiques et la toute fin sont les seules concessions « optimistes » à une logique tragique.
Japon, 2004
2h25

Réalisation : Yoichi Sai
Scénario : Yoichi Sai, Wi-Shing Chong d'après le roman de Sogiru Yan
Photographie : Tsuyoshi Hamada
Musique : Taro Iwashiro
Interprètes : Takeshi Kitano, Hirofumi Arai, Tomoko Tabata, Joe Odagiri, Kyoka Suzuki
Distribution : TFM Distribution

Interdit au moins de 16 ans

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