Innocence
(Ghost in the shell 2)




Après Avalon (2001) et le scénario de Jin-Roh, manga réalisé par Hiroyuki Okiura, Mamoru Oshii nous livre enfin la suite de Ghost in the Shell (1995, déjà !), Innocence. Et ces neuf années d’attente en valaient bien la peine. Innocence est un joyau de l’animation nippone, pourtant peu avare d’excellents mangas. Oshii nous entraîne sur les pas de ses 2 héros, le cyborg Batou et son jeune collègue Togusa, enquêtant sur les meurtres mystérieux commis par des automates sur leur propriétaire et leur entourage, automates qui se « suicident » ensuite. L’ombre du major Motoko Kusanagi, disparue à la fin de Ghost in the Shell, plane au dessus des deux personnages, dont l’enquête va s’avérer plus complexe que prévu...

L’animation 3D permet des plans de toute beauté (notamment, un peu en marge du récit, des séquences oniriques à couper le souffle). Le film n’est pas seulement une splendeur visuelle, mais il aborde également une réflexion métaphysique sur le devenir de l’homme (les personnages du film sont des androïdes ayant gardé plus ou moins d’humanité) et sur la frontière ténue qui le sépare de la machine. La plupart des dialogues du film sont des citations philosophiques et littéraires (Descartes, Confucius, Cicéron …) qui loin d’alourdir le sens, apportent un décalage bienvenu avec ce monde futuriste qui puise dans son passé pour trouver des réponses à ses questionnements. Innocence est un excellent manga et un superbe film de science-fiction (pas uniquement réservé aux amateurs du genre).

« Plongeons-nous, […] dans le somptueux labyrinthe sensoriel d’Innocence » Les Inrockuptibles.

Olivier Dutertre
Japon, 2004
1h40

Réalisation et scénario : Mamoru Oshii d'après une histoire de Shirow Masamune
Musique : Kenji Kawai
Avec les voix de : Akio Otsuka, Atusko Tanaka, Koichi Yamadera, Tamio Oki
Distribution : UIP

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