Hôpital au bord de la crise de nerfs




Depuis 30 ans, les pouvoirs publics cherchent à réduire les coûts de la santé. Limitant le nombre de médecins, d’infirmières ainsi que les moyens fi nanciers. Quel est l’effet de ces mesures sur le fonctionnement d’un hôpital ?

La réalisatrice, Stéphane Mercurio a passé plusieurs mois dans le centre hospitalier de Gonesse dans le Val d’Oise, en région parisienne (2200 personnes y travaillent et il accueille 70 000 urgences). Un hôpital parmi tant d’autres. Quand le tournage commence, début 2003, une cinquantaine de lits sont fermés faute de personnel. Ces fermetures de lits, récurrentes depuis des mois, désorganisent tout l’hôpital.

De scènes en scènes, le film nous plonge dans l’univers souvent absurde et même cocasse dans lequel se débattent les acteurs de l’hôpital – soignants, administratifs - pour que “ça fonctionne” envers et contre tout. Des séquences introduites par des cartons à la façon du muet racontent comment une infirmière gère “sa greffe de cornée” dont le lit est occupé par une urgence, comment un pneumologue doit s’occuper de problèmes gastriques, comment le directeur et son conseil d’administration s’étranglent avec les comptes… Les réunions qui s’enchaînent à un rythme effréné, posent des problèmes qui restent sans solution. Les équipes soignantes perdent la majeure partie de leur temps à gérer la pénurie : trouver un lit, un rendez-vous pour un examen urgent, chercher un patient hospitalisé dans le mauvais service, libérer une place le plus vite possible…
Le film raconte cette histoire, sans s’arrêter à la porte d’entrée de l’hôpital – les urgences – mais en allant au-delà, jusque dans les coulisses, jusqu’à l’administration.
France, 2003
52 mn

France, 2003, 52 mn, couleur
Réalisation : Stéphane Mercurio
Photographie : Stéphane Mercurio
Son : Patrick Genet
Production et distribution : ISKRA

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