Puisque nous sommes nés


Brésil. Nordeste. Une immense station-service au milieu d’une terre brûlée, traversée par une route sans fin. Cocada et Nego ont 13 et 14 ans.

Cocada a un rêve, devenir chauffeur routier. Il dort dans une cabine de camion et, la journée, il rend service et fait des petits boulots. Son père est mort assassiné alors il s’est trouvé un père de substitution, Mineiro. Un routier qui prend le temps de lui parler et de le soutenir quand la tentation de l’argent mal acquis se fait trop forte.

Nego, lui, vit dans une favela, entouré d’une innombrable fratrie. Après le travail des champs, sa mère voudrait qu’il aille à l’école pour qu’il ait une éducation mais Nego veut se sortir de là, gagner de l’argent. Le soir, il rôde à la station, fasciné par les vitrines allumées, les commerces qui vendent de tout, la nourriture abondante. Avec son copain Cocada, ils regardent le mouvement incessant des camions et des voyageurs. Tout leur parle de ce grand pays dont ils ne savent rien.

Avec cette singulière maturité qu’on acquiert trop tôt dans l’adversité, ils s’interrogent sur leur identité et leur avenir. Leur seule perspective : une route vers Sao Paulo, vers un ailleurs.
France, 2008
1h30

Réalisation, scénario et photographie : Jean-Pierre Duret et Andrea Santana
Musique : Martin Wheeler
Distribution : Documentaire sur Grand Ecran
Critique - critikat.com
Critique - lemonde.fr
Dossier - commeaucinema.com
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