Vera Cruz


1866, Maximilien (un Habsbourg, frère de François-Jospeh) soutenu par Napoléon III est empereur du Mexique. D'où la présence de personnages tels la comtesse Marie Duvarre ou le marquis de Labordère. Les mexicains veulent se libérer du joug de l'empereur sous l'impulsion de Benito Juarez.

Différents américains (soldats de la guerre de sécession, aventuriers, criminels) sont prêts à se vendre au plus offrant. Trane et Erin, nos deux héros, et leur bande sont chargés par l'aide de camp (le marquis) de Maximilien d'escorter la comtesse à Vera Cruz. Ils découvrent très vite que le carosse transporte en réalité des caisses d'or destinées à l'achat d'armes...

"Tout est parfait dans ce western : une intrigue pleine de rebondissements, une distribution exceptionnelle, des images splendides de la cour de Mexico, des pyramides aztèques, un mélange extraordinaire de lyrisme et de cynisme. Inhabituel dans le genre... un chef-d'oeuvre" (Jean Tulard. Dictionnaire des films)

"Un brillant film d'aventures jouant perpétuellement sur l'opposition entre les personnages de Trane un gentleman du Sud ruiné par la défaite de Lee et Erin, un véritable mercenaire et entre les Juaristes et les partisans de Maximilien." (Patrick Brion. Le Western)

Aldrich, grand créateur des années 50, révolutionne les genres à Hollywood, il nous le démontre avec Vera Cruz : sur le fond, légitimer la violence et la forme, magnifique mise en scène. Dès la première image le décor est planté : un canyon, une église, deux cavaliers. Plus tard des panoramiques circulaires montrant la force du peuple mexicain.

Entièrement réalisé au Mexique à Guernavaca, à Mexico (palais Chapultepee de Maximilien) avec ses habitants et ses techniciens, Vera Cruz semble une sorte d'antiwestern - les mythes y sont dénoncés - accentué par lapartie historique. Il reste pourtant un vrai film d'action, plein de rebondissements, péripéties et bagarres, tourné en décors naturels.

Un pur bonheur de cinéma avec son héros impassible, son anti-héros décontracté, des bons et des méchants, tout en dénonçant la pauvreté du peuple face à une société décadente et corrompue et aux fastes de la cour.

Jacqueline Bessin
USA, 1955
1h35

Réalisation : Robert Aldrich
Scénario : Borden Chase, Roland Kibbee, James R. Webb
Photographie : Ernest Laszlo
Musique : Hugo Friedhofer
Interprètes : Burt Lancaster, Gary Cooper, Denise Darcel, Sarita Montiel, Cesar Romero, George MacReady, Henry Brandon, Charles Bronson
Distribution : Swashbuckler Films
Analyse - cinetudes.com
Robert Aldrich - cadrage.net

accueil - programmations - festival reflets du cinéma - éducation au cinéma - autres projets - liens - infos pratiques